Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a estimé vendredi que l'accord signé le 17 avril à Genève en vue d'une désescalade dans la crise en Ukraine, notamment dans l'est du pays, nécessite «un soutien politique visible» des signataires, rapportent des médias.
Dans une lettre adressée à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le chef de la diplomatie allemande, a proposé aux quatre signataires de l'accord (Ukraine, Russie, Etats-Unis et Union européenne) d'envoyer une mission commune dans les «points chauds» d'Ukraine pour souligner leur soutien politique, selon le journal allemand «Süddeutsche Zeitung».
M.Steinmeier a expliqué que «l'envoi d'une délégation commune de haut rang représentant les quatre signataires de l'accord à Kiev ainsi que dans les régions orientales et occidentales du pays pourrait illustrer ce soutien».«Il est important de parvenir rapidement à des changements visibles aux yeux de la population», poursuit M. Steinmeier dans cette lettre, dont des copies ont également été adressées à Washington, Moscou, Bruxelles et Kiev.
L'accord de Genève prévoit le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bâtiments et des lieux publics occupés dans les villes ukrainiennes ainsi qu'une amnistie pour ceux qui respecteront les dispositions de l'accord, à l'exception de ceux qui sont coupables de crimes capitaux. Plus d'une semaine après la signature de cet accord, le fossé continue à se creuser entre Russes et Occidentaux qui s'accusent mutuellement de l'échec de l'accord et de l'absence de volonté de régler la crise, qui fait craindre un «éclatement» du pays.