Les grandes missions du prochain gouvernement

Publié par Boualem Branki le 26-04-2014, 20h22 | 63

L'Algérie va bien. En amont, le pays respire la quiétude. En aval, sur le terrain, beaucoup de choses doivent être revues et travaillées en profondeur. C'est un des grands chantiers qui attend la nouvelle équipe gouvernementale qui sera désignée prochainement par le chef de l'Etat, élu une quatrième fois de suite pour mener à bon port un ambitieux programme économique, politique et social. 

La réélection de M. Bouteflika a été en réalité une sorte de confirmation quant à son programme quinquennal 2014-2019, un programme plein de grands projets modernistes. 
A commencer par le défi d'une économie moins dépendante des hydrocarbures conventionnelles, et plus près des préoccupations écologistes pour une consommation intelligente des ressources naturelles du pays. 

C'est à un des grands volets de la politique énergétique que l'Algérie va mettre en place pour les dix prochaines années, une stratégie déjà adoptée en conseil des ministres et qui a reçu le soutien du Président Abdelaziz Bouteflika en ce qu'elle n'hypothèque pas les ressources naturelles nationales et consacre des sources d'énergies alternatives, le gaz de schiste en moins, bien sûr. 
Il y a également, sur le volet habitat, de larges chantiers à ouvrir, une demande en logements incompressible et qui va en augmentant, et d'assiettes de terrain en raréfaction. 

Une problématique sérieuse que le prochain gouvernement va devoir étudier et résoudre pour donner corps à la promesse électorale du Président de loger les Algériens dans des conditions modernes, sinon décentes. 

Il y a également sur le front social l'impérieuse nécessité de relever le niveau de l'éducation nationale, de donner des solutions idoines à la crise scolaire actuelle, et de remodeler le paysage et la carte scolaire nationale pour en faire un atout pour le développement économique du pays, l'expansion du savoir et le diktat de l'intelligence.

Vaste programme s'il en est, mais c'est là comme qui dirait le minimum syndical en ce qui concerne l'incontournable question de l'amélioration des conditions d'accueil et de prise en charge des élèves, des générations montantes, qui seront appelées à prendre en charge la destinée du pays. 
L'Algérie d'aujourd'hui, enfin stabilisée, débarrassée des affres du terrorisme, a besoin de plus de croissance économique, plus de développement social, et plus de modernité, sur fond d'instauration d'une démocratie participative réelle. Des chantiers de l'Algérie de demain, celle de la haute technologie, des défis du numérique et des starts-up. 

Car le besoin dans les années à venir sera moins un besoin financier que scientifique, éducationnel, avec une propension importante d'une génération versée dans les Ntic qui va prendre en charge les besoins de développement du pays. La prochaine bataille de la jeunesse algérienne, et c'est en fait là un des principaux objectifs du Président Bouteflika, c'est de donner à cette formidable jeunesse les outils scientifiques de briller, d'innover et de lui permettre de s'exprimer sur tous les fronts du développement technologique. 

Le pays en a besoin, et les missions du prochain gouvernement seront fatalement intimement liées à l'adéquation entre besoins socio-économiques à satisfaire et réponse rapide à une formidable demande en technologies de pointe d'une jeunesse qui sera appelée à faire entrer le pays dans l'univers numérique.