France-Guyane : De violents affrontements éclatent en marge d'une visite de Macron en Guyane

Publié par DKNews le 28-10-2017, 16h10 | 34

De violents affrontements ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi entre forces de l'ordre et manifestants en Guyane (département d'outre-mer situé en Amérique du Sud), en marge d'une visite du président français, Emmanuel Macron, ont rapporté des médias .

Le président français était arrivé jeudi dans un climat tendu, six mois après le mouvement social qui avait paralysé la Guyane pendant un mois pour dénoncer des années de sous-investissement de l'Etat dans ce vaste territoire à 7.000 kilomètres de Paris, en proie à un fort taux de chômage et une insécurité chronique.

Cinq personnes ont été interpellées et un gendarme a été légèrement blessé, selon les mêmes sources.

Dans l'après-midi de jeudi, le collectif Pou Lagwiyann Dékolé, qui demande notamment des «conditions de vie égales à l'Hexagone», avait organisé une manifestation pacifiste dans les rues de Cayenne, à laquelle un millier de personnes ont participé, selon plusieurs médias français, réclamant le respect des accords signés en avril dernier mettant fin à un mouvement social d'envergure qui avait duré plus d'un mois.

Les manifestants se sont ensuite rassemblés devant la préfecture à Cayenne pour réclamer un rendez-vous avec le président francais, dans la soirée, et non vendredi matin comme il leur a été proposé. Les incidents ont éclaté par la suite.

Pendant plusieurs heures, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes destinés au départ à disperser ce rassemblement. En réponse, des jeunes souvent cagoulés ont lancé des cocktails Molotov et des projectiles, selon l'AFP.

Il s'agit du premier voyage outre-mer du président Macron élu en mai dernier, hormis un déplacement en urgence aux Antilles à la mi-septembre après l'ouragan Irma.

Le territoire de 83.000 km2 pour environ 254.000 habitants cumule difficultés et retards: immigration clandestine massive, insécurité croissante, communes enclavées, services de santé défaillants, système scolaire inadapté, taux de chômage très élevé (23%).