Obstétrique : Formation autour des grossesses à haut risque

Publié par DKNews le 05-11-2017, 15h48 | 46

Les grossesses à haut risque ont été au c£ur d’une journée de formation, samedi à Bejaia, en présence de près de 200 sages-femmes et d’une pléiade de médecins généralistes et gynécologues. L’objectif, étant d’actualiser les connaissances de chacun des participants et, par ricochet, améliorer la prise en charge des parturientes dans l’ensemble des structures de maternités de la wilaya.

Organisée sous forme de conférences-débats, la rencontre a d’emblée mis en évidence l’impératif de l’évaluation des risques de chaque grossesse, qui doit faire partie des soins prénatals de routine. L’enjeu consiste à identifier les facteurs de risques susceptibles, à terme, de favoriser la morbidité de la mère, du f£tus ou de l’enfant avant ou après l’accouchement et de les traiter en temps opportun avec des soins adaptés.

«En Algérie, il y’a plusieurs facteurs qui ont été identifiés et qui constituent une grosse panoplie. Il s’agit entre autres, des maladies et infections rénales, l’insuffisance cardiaque, l’anémie falciforme.

Mais de loin et plus couramment, ce sont les troubles de l’hyper-tension et du diabète associés à la grossesse qui sont prégnants», souligne le Dr. Bellouz, medecin-chef au CHU de Bejaia, soulignant que 10 % des patientes qui arrivent à l’unité d’obstétrique de référence de Bejaia, celle de Targa-Ouzemmour en l’occurrence, sont atteintes de diabète.D’où, insiste-t-il, la nécessité d’un suivi et d’une surveillance étroite.

En fait, à Bejaia, d’aucun ont soutenu la qualité de la prise en charge médicale. Mais, là où le bât blesse, c'est le manque voire l’inadaptation des structures y afférente.

L’unique clinique, spécialisée de Targa-ouzemmour, initialement doté de 64 lits peine à faire face à l’afflux des malades qui arrivent par centaines tous les jours, autant de la wilaya, que des régions environnantes, notamment, Jijel, Sétif, Bordj-Bou-Arredj et Bouira. Quelque 12.000 accouchements y ont été traités en 2016.

«Nous faisons de la quantité au détriment de la qualité», déplore Dr. Bellouz, soulignant que du fait de cette pression, notamment durant la période estivale, il arrive de faire partager un lit à trois parturientes en même temps. On ne peut pas parler de qualité dans ces conditions , soutient-il, tout en souhaitant l’équipement rapide d’un nouveau pavillon  en rapport, achevé dans sa construction mais non outillé encore depuis des mois.

Quoiqu’il en soit, malgré ces contraintes, Bejaia reste à l’avant-garde en la matière, avec seulement 38 décès sur 100.000 personnes, contre une moyenne nationale de l’ordre de 64 cas, estime-t-il.