Une déclaration sur la protection et la sécurité des journalistes adoptée par le Conseil de l'Europe

Publié par Dknews le 02-05-2014, 18h30 | 24

Le Conseil de l'Europe a adopté une déclaration relative à la protection et la sécurité des journalistes et des autres acteurs des médias, à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse qui coincide avec le 3 mai de chaque année.

Dans un communiqué publié à Strasbourg, le Conseil de l'Europe a indiqué vendredi que le Comité des ministres, instance exécutive du Conseil, a adopté, peu avant la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, une déclaration relative à la protection et à la sécurité des journalistes et des autres acteurs des médias.

Dans cette déclaration, le Comité des ministres constate qu'en Europe, les journalistes et les autres acteurs des médias sont de plus en plus souvent victimes de harcèlement et d'intimidations, privés de leur liberté, agressés physiquement et parfois tués en raison de leur travail d'investigation, de leurs opinions ou de leurs reportages.

Il a indiqué que cette situation «alarmante» ne se limite pas exclusivement aux journalistes professionnels et aux autres acteurs traditionnels des médias mais aussi aux personnes qui contribuent à alimenter le débat public. 

Le Comité des ministres reconnait, par ailleurs, que les personnes qui, dans le cadre de leur travail dans le secteur public ou privé, font des signalements ou révèlent des informations concernant des menaces pour l'intérêt général  communément appelées «lanceurs d'alerte» - peuvent contribuer à renforcer la transparence et la responsabilité démocratique.

Dénonçant les efforts insuffisants bien souvent déployés par les autorités nationales pour enquêter sur ces abus et crimes, le Comité a invité les Etats membres à mettre en place un système de protection efficace des journalistes et des autres acteurs des médias, et s'abstenir de se livrer à l'«intimidation judiciaire, en particulier par le biais d'une application disproportionnée des dispositions pénales en matière de diffamation, de sécurité nationale ou de terrorisme».