Qualité et performance

Publié par O. Larbi le 02-05-2014, 19h12 | 38

Le Président de la République marque de son sceau la célébration de la Journée mondiale de la presse. Abdelaziz Bouteflika consacre ce principe cardinal qui veut qu’en démocratie le citoyen soit au fait de tout ce qui peut changer sa vie, étant entendu que la politique consiste précisément dans la réalisation des aspirations citoyennes en relation avec les ressources disponibles en vue de garantir les impératifs de la sécurité nationale, de l’intégrité territoriale et de l’unité du peuple. 

Par ces mots : «Je réitère mon engagement à continuer d'appuyer le droit du citoyen à l'information et ce, par la promulgation des textes législatifs et réglementaires à même de lui garantir l'exercice de ce droit consacré par la Constitution», le Président de la République remet les choses dans leur contexte : le service public. Sachant que les sources d’informations, les vecteurs de cette matière sont désormais multiples et diversifiés, le droit du citoyen est  soumis à des contraintes soumises à la loi de l’offre et de la demande, l’information étant devenue une marchandise.

Les organes de presse sont les moyens qui transportent l’information que les journalistes ont traitée à partir de faits réels et contrôlables ; l’information doit être vérifiable, concrète et sans ajout extérieur afin que les citoyens soient tout simplement respectés dans leur droit à l’information.

L’engagement du Président de la République poursuit : «J'affirme, une fois encore, que je veillerai à ce que les professionnels de l'activité et les spécialistes soient associés, dès son initiation, à la démarche législative et réglementaire qu'ils vont accompagner. Ils devront, également, être consultés pour parvenir au plus large consensus ou unanimité possibles» est une révolution dans la bonne gouvernance, puisque c’est par ce biais que la population est associée à ce qui la touche.

La situation de la presse nationale, dans son ensemble est bien perçue car le Président de la République est au fait que tous les titres ne sont pas logés à la même enseigne, que la puissance de l’argent l’emporte sur celle des idées et de la culture, du professionnalisme. 

«L'Etat maintiendra les subventions accordées aux professionnels du secteur de l'information. A cet effet, j'invite le gouvernement à mettre en place les mécanismes juridiques permettant l'octroi de ces subventions dans la transparence et l'équité.

Dans ce cadre, l'Etat est déterminé à exercer toutes ses prérogatives en matière de législation et de réglementation afin de réguler l'exercice de la liberté de la presse et de l'encadrer, conformément aux normes et standards universellement admis. »Plus fondamentalement, «l'avenir de la démocratie dans notre pays repose sur une presse libre, compétente, soucieuse de l'intérêt national et imbue du sens des responsabilités.

Je saisis cette occasion pour saluer les femmes et les hommes exerçant dans le domaine de l'information et de la communication, et leur exprimer toute ma considération pour leur apport reconnu à la promotion de la liberté de la presse dans notre pays, les assurant de tout mon soutien dans les efforts louables qu'ils déploient, pour concrétiser les valeurs qui sous-tendent la célébration de cette Journée».

Ces quelques éléments laissent augurer des relations apaisées entre les pouvoirs et les journalistes, du moins ceux qui privilégient l’information complète des lecteurs, des citoyens.
Il y a lieu de rappeler que les professionnels des médias ont le devoir, dans tous les pays, de défendre les intérêts de leur Nation, de leur société.