Après la reconduction de M. sellal à la tête du gouvernement: Continuité et stabilité

Publié par Walid B. le 03-05-2014, 19h49 | 71

En décidant de reconduire Abdelmalek Sellal dans ses fonctions de Premier ministre, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, semble avoir privilégié la stabilité et la continuité afin de donner une meilleure lisibilité sur le terrain à son programme de développement pour les cinq prochaines années.

Selon de nombreux observateurs et analystes, le maintien de Sellal aux commandes du gouvernement pourrait s’expliquer par la nécessité de booster la cadence de développement socio-économique du pays afin de mieux répondre aux attentes des citoyens, notamment en ce qui concerne l’emploi, le logement, la santé, l’éducation, les infrastructures et l’investissement dans les secteurs porteurs comme l’agriculture, l’industrie et le tourisme. Bref, il s’agit de lancer de nouveaux projets à même d’améliorer les conditions de vie des populations.

Sellal qui a pris officiellement ses nouvelles fonctions de Premier ministre, a affirmé que la poursuite de la mise en œuvre des réformes et du programme du président de la République seront des priorités pour le nouveau gouvernement.Sellal qui a exprimé ses "vifs remerciements" au chef de l'Etat pour la confiance qu'il a placée en lui, a souligné qu'il ne ménagerait aucun effort, avec les membres de l'exécutif, pour être à la hauteur de cette confiance.

Il a ajouté dans le même contexte qu'il y a une feuille de route pour poursuivre les tâches de développement que doit connaître l'Algérie, notamment pour ce qui est des réformes, citant particulièrement les prochaines élections locales et la révision de la Constitution.« Nous avons effectivement du pain sur la planche, mais notre objectif principal est la poursuite de l'application du programme du président de la République sur le terrain », a-t-il encore indiqué.

Le Premier ministre a par ailleurs souligné la nécessité de donner un autre souffle à l'économie nationale, d'autant plus que l'Algérie recèle des moyens importants pour faire face aux défis imposés par les mutations économiques internationales. Dans son nouveau programme, le président de la République propose un « nouveau pacte » pour le prochain quinquennat, prévoyant des changements rendus nécessaires par l’évolution que l’Algérie a connue dans les domaines politique, économique et social.

Il s’agit de poursuivre l’œuvre de modernisation des institutions, de la société et de l'économie et se veut le reflet des nouvelles attentes et aspirations du peuple, en vue d’un avenir de prospérité, de justice et d’équité.La mise en œuvre de ce programme avec l’adhésion et l’effort de tous, matérialisera la vision d’une Algérie « forte, prospère et fraternelle ».

Pour une révision « consensuelle » de la Constitution

Au sujet des réformes politiques engagées, le programme énonce que la dynamique engagée, ces dernières années, a permis des avancées sur le double plan de la pratique démocratique et de l’exercice des droits et libertés. Ces évolutions « nous placent aujourd’hui dans une situation propice à un nouveau saut qualitatif dans le renforcement des fondements républicains de notre Etat et la promotion d’une vie politique apaisée ».

L’enjeu est de « transcender la diversité des courants politiques pour œuvrer à une plus grande convergence et participation, afin d’élargir le consensus national autour de la prise en charge des vrais défis présents et futurs qui se posent à la nation, notamment à travers la révision de la Constitution ». Cette révision «consensuelle» que le Président a présenté comme l’un de ses chantiers prioritaires pour le prochain quinquennat, se fera «avec la volonté résolue de renforcer notre entente nationale et faire franchir de nouvelles étapes qualitatives à la démocratie», comme l’avait promis le chef de l’Etat juste après la cérémonie d’investiture de son 4e mandat.

Les forces politiques, les principales représentations de la société civile ainsi que les personnalités nationales seront conviées à s’associer à cette entreprise de première importance, avait-t-il assuré. 
L’effort portera également sur le parachèvement de la réforme de la justice et sa dotation en moyens additionnels pour renforcer son indépendance et sa crédibilité dans l’application de la loi pour la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales et la sécurité des personnes, des biens et des activités économiques.

Le cap sera mis aussi sur la nécessité de moderniser l’administration, changer les comportements et garantir un service public performant et répondant aussi bien à la demande sociale qu’à celle du secteur économique, à travers l’introduction de modes de gestion, de suivi, d’évaluation et de contrôle rénovés.

Il en est de même pour le renforcement de l’indépendance de la justice, la lutte implacable contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, l’encouragement de la société civile à s’organiser en tant que vecteur de prise de conscience, force de proposition et vivier des élites politiques de demain.

Au plan économique, le programme du candidat Bouteflika vise à bâtir une économie émergente totalement indépendante des hydrocarbures, à travers la valorisation des ressources humaines, de la connaissance et de la technologie.