L’Ecole d’application du génie de Béjaïa, de l’Armée nationale populaire (ANP), a ouvert ses portes lundi aux médias nationaux, conviés à découvrir ses structures, ses enseignements et la vie de ses stagiaires, mais aussi la complexité des techniques de l’ingénieur et de l’ingénierie militaire.
Située à 8 km à l’est du chef-lieu de wilaya, l’établissement est spécialisé dans la formation d’officiers et de sous-officiers de l’Armée de terre aux métiers et à la culture du génie, qu’il s’agisse de combat, d’infrastructures, ou de secours dont le point d’orgue reste le déminage.
L’école, ouverte en 1965 à Hussein-Dey ( Alger) puis délocalisée à Bejaia en 1976, est un complexe de salles de cours, de laboratoires et de moyens techniques (simulateurs, moyens informatiques, maquettes, ...), tous dédiés au génie militaire, dont la dotation assure aux cadres de l’armée de terre, et à l’occasion, aux éléments de certains corps constitués (police-douanes) ou aux corps d’armées de pays amis, une formation complète et pointue.
L’établissement assure même des formations à la carte de courte durée au profit de certaines spécialités, notamment le déminage, le maniement des explosifs, et la protection contre les armes de destruction massive, à l’instar des armes nucléaires, biologiques ou chimiques. Des ateliers, des laboratoires et des zones d’expérimentation, équipés de moyens techniques de dernière génération, assurent aux stagiaires une formation de très haut niveau.
L’occasion de cette visite guidée a donné l’opportunité aux journalistes d’assister à un exercice de simulation d’un déminage sur une voiture piégée, qui a révélé la dextérité et la maîtrise des cadres de l’école en la matière. Sa spécialisation est d’ailleurs reconnue mondialement, ses expertises étant souvent sollicitées.
L’école assure, par ailleurs, autant de formations que des opérations dans le domaine de l’humanitaire, intervenant, à chaque fois que besoin est, dans des entreprises d’aide aux populations lors de séismes, d’inondations ou de tous types de catastrophes naturelles. La plus récente étant, en mars dernier, son intervention pour le désenclavement du village de Djebira (12 km à l’est de Bejaia), isolé suite à un effondrement d’un pont central y conduisant du fait des fortes précipitations survenues alors.
Un nouvel ouvrage de remplacement a été installé par ses soins en moins de deux heures de temps après l’alerte.