Mauritanie :Le gouvernement vise 7% de croissance jusqu'en 2017

Publié par Dknews le 06-05-2014, 16h21 | 39

Le Premier ministre mauritanien Moulay Ould Ahmed Laghdaf a indiqué lundi, dans sa déclaration de politique générale, que son gouvernement vise jusqu'en 2017 un taux de croissance de 7% qui sera profitable à toutes les couches de la population.

"Le gouvernement mettra en £uvre, dans les prochaines années, une politique visant l'augmentation du taux de croissance tout en assurant la durabilité et le respect des normes environnementales, ainsi que l'amélioration du cadre de vie", a déclaré devant les députés M. Ould Mohamed Laghdaf, cité par l'agence mauritanienne AMI.

"Dans cette perspective, le gouvernement poursuivra une politique macro économique et des reformes structurelles visant la réalisation d'un taux de croissance de 7% et maintenir l'inflation autours de 6% pour la période 2014-2017.Cette forte croissance sera réalisée grâce aux secteurs grands pourvoyeurs d'emplois et profitant à toutes les couches de la population, particulièrement les plus démunies", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre à explique que pour réaliser ces objectifs, "le gouvernement veillera sur le maintien des grands équilibres macro-économiques en diminuant la dette publique qui ne devrait pas dépasser 70% du PIB jusqu'en 2017", ajoutant que "le gouvernement mettra aussi en œuvre une politique de promotion de l'investissement étranger direct". Sur le plan sécuritaire, il a indiqué que la Mauritanie, qui a subi par le passé des attaques d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), va "poursuivre la préparation et l'équipement" de ses forces armées pour "juguler la menace permanente des groupes armés" et "des bandes terroristes".

C'est la première intervention devant l'Assemblée nationale du Premier ministre mauritanien, qui avait été reconduit dans ses fonctions le 3 février, après les élections législatives t municipales de novembre-décembre largement remportées par la coalition présidentielle.Par ailleurs, M. Ould Mohamed Laghdaf a indiqué que son gouvernement "maintiendra l'option du dialogue" avec l'opposition et que "la porte restera ouverte à toutes les initiatives visant à renforcer l'unité nationale et à enraciner la démocratie".

Les partis d'opposition affiliés au forum national pour la démocratie et l'unité (FNDU, opposition radicale) ont décidé dimanche de boycotter la présidentielle du 21 juin, tout en affirmant leur disponibilité à "un dialogue sérieux" avec le pouvoir pour un scrutin présidentiel "consensuel". Lors d'une réunion samedi soir, "tous les partis politiques affiliés au Forum ont décidé à l'unanimité de boycotter cette élection", avait affirmé dimanche l'ex-Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf, négociateur principal du FNDU dans le dialogue entre pouvoir et opposition.