Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé mardi le Koweït à maîtriser l'augmentation des salaires dans le secteur public et la hausse des subventions, pour prévenir tout risque en cas de baisse du prix du baril de pétrole. «Le budget est solide. Mais, une baisse prolongée des prix du pétrole pourrait épuiser les réserves budgétaires», a indiqué le FMI dans un communiqué après une visite de trois jours au Koweït.
«Il faut prendre des mesures pour limiter les dépenses actuelles, en particulier les salaires et les subventions, et réduire la forte dépendance aux revenus du pétrole, afin de réduire les risques pour l'économie en cas de baisse des prix», poursuit le FMI. Les subventions, notamment sur l'électricité et le fuel, représentent un quart des dépenses, qui s'élevaient à 70 milliards de dollars au cours de la dernière année fiscale, selon le FMI.
La situation économique du Koweït est bonne, relève cependant l'organisation, et la croissance du PIB hors pétrole devrait passer de 2,7% en 2013 à 3,9% cette année, grâce notamment à des investissement dans les infrastructures. «Cependant, une instabilité politique prolongée pourrait affecter la confiance des investisseurs, et faire baisser les prévisions de croissance hors-pétrole», a mis en garde le FMI, appelant à des réformes structurelles.
Selon des données officielles du ministère des Finances, entre 2005/2006 et 2012/2013, les dépenses sont passée de 24,4 milliards de dollars (17,5 milliardsd'euros) à 68,2 milliards USD, et le montant des salaires versés aux fonctionnaires de 6,7 à 17 milliards USD.
Sur la même période, les revenus du pétrole, qui représentent environ 95% des revenus de l'Etat, sont passés de 45,9 milliards à 106 milliards.
Membre influent de l'OPEP, le Koweït affirme détenir 10% des réserves pétrolières mondiales.
Marchés-changes:L'euro monte face au dollar, après de bons indicateurs en zone euro
L'euro se raffermissait face au dollar mardi, après la confirmation de la progression de l'activité privée en zone euro en avril, dans un marché prudent sur fond de tensions croissantes en Ukraine et attendant une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi. La monnaie unique européenne valait 1,3930 dollar, contre 1,3874 dollar lundi vers 21H00 GMT.
Vers 12H20 GMT, l'euro a atteint 1,3951 dollar, son niveau le plus élevé depuis près de huit semaines. L'euro baissait face à la monnaie nippone à 141,49 yens, contre 141,72 yens lundi. Le dollar reculait aussi face à la devise japonaise à 101,58 yens, contre 102,14 yens lundi soir. Vers 14H20 GMT, le dollar est tombé à 101,50 yens, son niveau le plus faible depuis mi-avril.
«Le dollar est tombé à un plus bas en sept semaines face à l'euro, après des signes d'amélioration des conditions économiques européennes tels que la baisse du taux de chômage espagnol et la croissance de l'activité privée» en zone euro, expliquent les analystes.
L'activité privée en zone euro a enregistré en avril sa plus forte croissance en près de trois ans, avec une Allemagne qui mène la reprise, a confirmé mardi le cabinet Markit qui publie l'indicateur PMI.
Le PMI composite de la zone euro s'est ainsi établi à 54,0 selon une deuxième estimation conforme à la première, soit son plus haut niveau depuis mai 2011. D'après les analystes de Citi, cet indicateur encourageant éloignait la possibilité d'une baisse de taux de la part de la BCE lors de sa réunion de jeudi.