Les matières premières ont évolué au cours de la semaine écoulée dans des directions opposées sous l'influence des espoirs de mesures de relance en Chine et de la faiblesse du dollar qui ont profité au pétrole et aux matières agricoles, alors que les métaux de base en ont pâti.
Les cours du brut ont fini la semaine sur une note haussière toujours soutenus par les tensions géopolitiques persistantes en Ukraine, dans un marché attentif à l'évolution de l'offre pétrolière libyenne.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 109,95dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, contre 107,89 dollars le vendredi précédent.
Sur le New York Mercantile Exchange(Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juin valait 102,08 dollars, contre 99,99 dollars une semaine plus tôt.Les prix des matières premières alimentaires ont progressé, le sucre et le café étant dopés par une baisse de l'offre brésilienne tandis que le cacao reprenait le chemin de la hausse après quelques semaines de chute. Les prix du sucre ont bondi portés par un fort ralentissement de la récolte de canne à sucre au Brésil, premier producteur mondial, et des craintes quant à la perspective d'un évènement climatique El Niô.
A Londres, la tonne de SUCRE BLANC pour livraison en août valait 492,70 dollars, contre 467,80 dollars le vendredi précédent. A New York, la livre de SUCRE BRUT pour livraison en juillet valait 18,17 cents, contre 17,17 cents sept jours auparavant. Les cours du café ont hésité en début de semaine, en l'absence de nouvelles fraîches, avant de rebondir à partir de jeudi, suite à une révision en baisse de la récolte de café au Brésil, premier producteur mondial.
Sur le Liffe de Londres, la tonne de ROBUSTA pour livraison en juillet valait 2.107 dollars vendredi, contre 2.124 dollars le vendredi précédent. Sur le ICE Futures US de New York, la livre d'ARABICA pour livraison en juillet valait 194,10 cents, contre 192,45 cents sept jours auparavant. Les cours du cacao se sont retournés, des achats à bon compte combinés à des couvertures de positions à découvert ayant sorti le marché de la tendance baissière qui s'était installée depuis mi-avril.
Les cours du cacao ont beaucoup augmenté depuis le début de l'année dernière, dans un marché où la progression de l'offre est faible tandis que la demande est vigoureuse. Le marché mondial du cacao a été en déficit d'offre en 2012/2013 et devrait le rester jusqu'à la saison 2018/2019 selon l'Organisation internationale du cacao (ICCO).
A Londres, la tonne de CACAO pour livraison en juillet valait 1.817 livres sterling, contre 1.789 livres sterling le vendredi précédent. A New York, la tonne pour livraison en juillet valait 2.901 dollars, contre 2.873 dollars sept jours plus tôt.Les prix du blé, du maïs et du soja ont fini la semaine en nette baisse à Chicago, pénalisés par l'accélération du rythme des semis, la perspective d'une météo favorable et l'anticipation de stocks abondants à l'échelle mondiale, de blé notamment.Le boisseau de blé pour la même échéance a terminé à 6,7425 dollars contre 7,1400 dollars vendredi dernier (-5,6%).
Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en juillet, le plus vendu actuellement, a fini à 4,8350 dollars vendredi contre 5,0500 dollars il y a une semaine (-4,2%). Le boisseau de soja également pour livraison en juillet a clôturé à 14,6500 dollars contre 15,0100 dollars la semaine dernière (-2,7%). L'or a évolué dans une fourchette étroite autour de 1.300 dollars, coincé entre une hausse du dollar, qui pèse sur son prix, et la poursuite des tensions en Ukraine, qui renforce son statut de valeur refuge.
De son côté, l'argent est monté mercredi à son niveau le plus élevé depuis un mois, à 19,99 dollars l'once, après l'annonce de l'arrêt prochain de la fixation journalière d'un prix de référence pour le métal blanc. Sur le London Bullion Market, l'once d'or a terminé à 1.291,50 dollars vendredi, contre 1.291,25 dollars le vendredi précédent. L'once d'argent a clôturé à 19,33 dollars, contre 19,25 dollars il y a sept jours.
Les métaux échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont oscillé, grimpant tout d'abord grâce à des espoirs de mesures de relance en Chine puis se repliant à partir de jeudi, pénalisés par la baisse de l'euro. Des indicateurs chinois publiés en début de semaine sont venus confirmer la décélération de la deuxième économie mondiale, avec par exemple le ralentissement de la production industrielle en avril et des investissements en capital fixe sur les quatre premiers mois de l'année. De telles données plombent habituellement le marché des métaux, la Chine étant de loin le premier consommateur mondial de ces matières premières.
Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s'échangeait à 6.891 dollars vendredi, contre 6.736 dollars le vendredi précédent, l'aluminium valait 1.777,75 dollars la tonne, contre 1.765,50 dollars, le plomb valait 2.118,25 dollars la tonne, contre 2.102,50 dollars, l'étain valait 23.300 dollars la tonne, contre 23.120 dollars, le nickel valait 19.125 dollars la tonne, contre 20.100 dollars et le zinc valait 2.062,25 dollars la tonne, contre 2.040 dollars.