Fiscalité-banque : Le Liechtenstein signe l'accord Fatca avec les Etats-Unis

Publié par Dknews le 17-05-2014, 18h03 | 44

Le Liechtenstein a annoncé vendredi avoir signé un accord avec les Etats-Unis destiné à mettre en oeuvre les dispositions liées à la loi américaine Fatca, qui vise à renforcer la lutte contre l'évasion fiscale.

L'accord a été paraphé à Vaduz par le Premier ministre, Adrian Hasler, et Jeffrey R. Cellars, le chargé d'affaires américain au Liechtenstein, ont indiqué les autorités de la principauté.Cet accord, qui permet au Liechtenstein de se conformer aux exigences du droit américain, va permettre de garantir l'accès de ses établissement financiers aux marchés de capitaux aux Etats-Unis.

«L'accès sans entrave aux marchés de capitaux américains, qui a été assuré par cet accord, est essentiel pour les prestataires de services financiers du Liechtenstein», a déclaré Adrian Hasler.

Une loi d'application doit toutefois encore être présentée au Parlement dans le courant de l'année.
Votée en 2010, la réglementation Fatca (Foreign Account Tax Compliance Act) doit permettre aux autorités américaines de demander aux établissements financiers étrangers de les informer de la présence parmi leurs clients de personnes imposables aux Etats-Unis, sous peine de sanction financière.

Le pétrole progresse en fin d'échanges européens

Les cours du brut montaient vendredi en fin d'échanges européens, toujours soutenus par les tensions géopolitiques persistantes en Ukraine, dans un marché attentif à l'évolution de l'offre pétrolière libyenne.

Vers 16H00 GMT (18H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 109,95 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 86 cents par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange(Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juin gagnait 58 cents, à 102,08 dollars. «Les prix du pétrole ont augmenté des deux côtés de l'Atlantique dans des volumes d'échanges modérés en raison de l'augmentation des tensions géopolitiques» en Ukraine, signalaient les analystes de Tradition Energy.

Moscou a menacé de couper les approvisionnements vers l'Ukraine dès le 3 juin si celle-ci ne réglait pas à l'avance sa facture pour juin, qui s'établit à 1,66 milliard de dollars, au risque de perturber les livraisons vers l'Union européenne (UE) comme lors des «guerres du gaz» de 2006 et 2009.

Les investisseurs craignent ainsi un dérèglement de l'approvisionnement du marché européen de l'énergie, car environ 30% des importations de gaz et de pétrole européennes proviennent de la Russie. Les opérateurs du marché de l'énergie digéraient par ailleurs des statistiques mitigées aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de pétrole.

Les mises en chantier ont bondi en avril, montant à leur plus haut niveau en cinq mois, mais le moral des ménages américains a connu une baisse surprise en mai, selon la première estimation de l'indice de l'Université du Michigan publiée vendredi.

Enfin, les investisseurs continuaient de scruter l'évolution de la situation en Libye, où la production a légèrement augmenté après la reprise des opérations dans deux champs pétroliers de l'Ouest du pays, rapportaient plusieurs analystes.

«Il est probable que la production soit redémarrée dans les prochains jours au champ pétrolier d'al-sharara, le deuxième du pays avec une capacité de production journalière de 340.000 barils», estimait-on chez Commerzbank.

Les autorités libyennes essayent depuis des mois de normaliser la production et l'exportation de brut, qui sont entravées par divers mouvements de protestations. Début avril, elles ont conclu un accord avec les rebelles autonomistes de l'Est pour débloquer deux des quatre terminaux pétroliers de la région.