Télécommunications : L'utilisation des nouvelles technologies dans les sciences humaines «en-deça» des potentialités

Publié par Dknews le 19-05-2014, 20h31 | 68

L'apport des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) aux sciences humaines et sociales demeure «en-deça» des potentialités dont dispose l'Algérie, a estimé lundi à Alger, l'universitaire Tidjani Thouria.

Présidant une rencontre internationale sur «l'apport des NTIC aux sciences humaines et sociales», le Dr Tidjani a estimé que même si l'Algérie disposait de moyens et de mécanismes technologiques conséquents «dépassant» ceux de nombreux pays arabes, l'utilisation des NTIC reste en-deça des potentialités existantes, et demeure «limitée», voire «superficielle».

L'universitaire et chercheur a regretté, à ce propos, que les nouvelles technologies n'aient pas «suffisamment» profité à des disciplines comme la psychologie, la sociologie, l'orthophonie, le droit, etc. L'Occident demeure le principal «exportateur» de l'idée, genèse de toute création, dont celle relevant du domaine des NTIC, a fait observer, de son côté, l'orthophoniste Nacéra Zellal, qui a plaidé pour une Algérie «exportatrice» en la matière.

«Les enfants algériens ne diffèrent en rien des Américains et des Asiatiques, le problème est que l'école algérienne est castrée et maintient les élèves dans l'oralité, alors que l'idée précède le comportement», a t-elle ajouté à ce propos, avant d'encourager l'apprentissage et l'acquisition des neurosciences qui sont entrain de se développer en Occident.

Présidant l'Unité de Recherche Neurosciences cognitives relevant de l'Université d'Alger, le Pr Zellal a estimé, dans son propos, que le défi des pays et des sociétés sous-développées est de parvenir à la «compétitivité», à même de leur épargner un «néo-colonialisme» économique. Pour le Dr El-Hachemi Mokrani, enseignant à l'université d'Alger, la maîtrise des NTIC dans le domaine des sciences sociales et humaines devra permettre aux pays en voie de développement d'atteindre «un projet de société évolué».

Co-organisée par l'Université d'Alger 2, l'Unité de Recherche Neurosciences cognitives (URNOP) et le Palais de Culture, ce forum de débats et de réflexions. La rencontre scientifique a réuni des chercheurs et universitaires d'Algérie, d'Irak, du Liban, du Yémen, des Emirats Arabes Unis, d'Arabie-Saoudite, d'Egypte pour le monde arabe ainsi que du Canada et de France pour l'Occident.  

Elle vise à permettre la «prise de contact» ainsi que l'échange» entre eux, de même à confronter les idées et les expériences des uns et des autres, selon les organisateurs. «Il s'agit de mettre en exergue l'importance des NTIC dans le domaine des sciences humaines et sociales et de l'intérêt de leur utilisation optimale et positive de sorte à octroyer à ces disciplines davantage d'impact pour notre société», a-t-on précisé.

La seconde journée des travaux de cette rencontre sera ponctuée par des ateliers qui dégageront les recommandations finales de ce forum, premier du genre en Algérie.