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Conférence hier au forum de dk news sur «Le rôle des étudiants lors de la guerre de Libération» - 19 mai 1956 : Une date phare de la révolution

Publié par DK News le 18-05-2015, 20h19 | 76
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Les étudiants, comme toutes les composantes de la nation, ont payé le tribut du sang à la guerre pour l'Indépendance nationale

C'était le 19 mai 1956 qu'ils répondirent à l'appel du FLN. Les diplômés, dirent-ils, ne feront pas de meilleurs cadavres. Ils désertèrent les bancs des lycées et des universités pour rejoindre les maquis et faire leurs devoirs. Pour eux, l'Algérie devrait récupérer sa dignité et être maîtresse de sa destinée. Ils avaient décidé de lutter pour «buter» dehors le colonialisme.

A l'occasion du 59e anniversaire de la date historique du 19 mai 1956, le forum de DK News a abrité hier une conférence qui a porté sur le « rôle des étudiants lors de la guerre de Libération ». La rencontre a été animée par le professeur Abdenour Othmane, le secrétaire général Moussouri Yacine et le SG par intérim El Atraoui Samir. Les différents intervenants ont mis l'accent sur la conscience des étudiants au moment où le pays était engagé dans la guerre et menait à la fois la lutte armée et le combat politique.

Le 19 mai 1956, la création de l'Union générale des étudiants musulmans allait marquer un tournant stratégique dans la prise de conscience des Algériens et dans l'opinion publique internationale. Les maquis allaient bénéficier de renforts et de l'encadrement par des élites intellectuelles.

59 années depuis la réponse des lycéens et des étudiants à l'appel du FLN, toutes les générations de Novembre et de l'Indépendance se souviennent. Ces générations sont restées mobilisées et ont participé à la construction du pays. Aujourd'hui encore, nombre d'entre eux continuent à contribuer à l'édification des institutions.

Une jeune femme avocate, à travers son cas personnel, rappelle que l'Algérie contient 48 wilayas, ceci pour dire qu'on peut retirer une pièce d'état-civil ou obtenir une légalisation dans n'importe quelle wilaya, qu'on peut également participer  à un concours à Alger même si on a fait des études dans une autre wilaya.

Elle rappelle que des diplômés d'Algérie (avocats) ont accepté de travailler dans la clandestinité dans des marchés en France et ailleurs et qu'il faudrait en rechercher les causes exactes pour retenir chez nous ceux qui ont préféré le chemin de l'exode.  

La jeunesse aujourd'hui a d'autres repères. Une autre jeune femme raconte les obstacles dont elle a triomphé finalement en trouvant les aides nécessaires pour créer son propre journal spécialisé.
Une militante de l'association s'est félicitée de la nomination d'une jeune femme âgée de 36 ans au poste de ministre de la Poste, des technologies de l'information et de la communication, Mme Iman  Houda Feraoun.

Par Said Abjaoui


L’histoire retiendra

 

A l’occasion de la célébration de la Journée de l’étudiant qui coïncide avec le 19 mai de chaque année, une conférence sur «Le rôle des étudiants lors de la guerre de libération», a été animée par le moudjahid Boudehane Ali, aux côtés du professeur Abdenour Othmane, le secrétaire général Moussouri Yacine et le SG par intérim El Atraoui Samir.

L’engagement des étudiants algériens dans les rangs de l‘ALN a été abordé pour appeler les générations actuelles à s’engager dans l’édification nationale.Les orateurs ont voulu que la continuité  des générations se fonde sur l’unité de la jeunesse, sa détermination à jouer un rôle de levier dans la modernisation du pays, son intégration dans le peloton des pays avancés.

« Les qualités des dirigeants de l’UGEMA étaient l’engagement auprès du peule qui a décidé de se libérer du joug colonial. Ils ont eu le courage de rejoindre les moudjahidines, d’accepter les sacrifices les plus extrêmes en luttant jusqu’au triomphe final de l’indépendance. » Les étudiants engagés dans l’Ugema ont rempli leur rôle historique et sont un symbole pour les générations suivantes.

Nouveaux défis

Il s’agit de se «  mobiliser, de prendre conscience de leur rôle » conclut le premier orateur. L’étudiant qui prend la parole est membre de la direction de l’association des étudiants de la formation continue : «Le rôle de l’étudiant, aujourd’hui, est de relever les nouveaux défis de l’Algérie pour son développement.»

Les étudiants sont pour « la paix, la sécurité et la stabilité. Le problème n’est pas d’être pris en charge, mais ce que l’on veut donner au pays » s’écrie-t-il.

Ouvrir les portes à la jeunesse

Les générations actuelles d’étudiants,(ils sont 1, 500 000 aujourd’hui), veulent prendre toute leur place dans tous les rouages de la nation et dans toutes les sphères d’activités.Abdenour Othmane  se félicite de la nomination de Mme Faraoun au ministère des Postes et télécommunications : «  Elle est jeune, compétente, a déjà de l’expérience. Ses diplômes sont algériens ».

Une façon de souligner la qualité des diplômés sortis de l’Université algérienne et la nécessité d’organiser le passage du témoin. La transparence la plus complète dans le recrutement des cadres est implicitement soulevée.

L’ambition du Géant

La directrice de ce journal omnisport raconte son parcours de sportive, championne de natation, ses galères pour créer son journal- 10 ans- et surtout son ambition « dévorante » de faire quelque chose de sa vie : « J’ai raté le bac en 1985, et depuis, je me suis attaché à étudier, à maîtriser les TIC, valider des stages à l’Ecole supérieure de journalisme de Paris.

Mon journal a 43 jours et je vais y inclure une page d’histoire du sport algérien, célébrer les anciens champions cyclistes, les Chibane, puis Benguesmia et d’autres encore. Je veux un journal de tous les sports. J’ai engagé de jeunes journalistes. Nous les formons comme il nous été donné d’être accompagnés.

Je ne comprends pas que l’on ne fasse pas de même pour les jeunes qui sont l’avenir du pays. » Elle conclut en demandant que l’on « donne du courage aux jeunes ! »

Unité et action

Le 59éme anniversaire du samedi 19 mai 1956 est célébré pour interpeller la jeunesse instruite à influer sur le cours de l’histoire nationale. Il est juste de rappeler que l’Appel de l’UGEMA commençait par ces mots : « Etudiants algériens!

Après l'assassinat de notre frère Belkacem Zeddour par la police française, après le meurtre de notre frère aîné le Dr Benzerdjeb, après la tragique fin de notre frère Brahimi du collège de Bougie, brûlé vif, dans sa mechta incendiée par l'armée française pendant les vacances de Pâques, après l'exécution sommaire dans un groupe d'otages de notre éminent  écrivain Réda Houhou, secrétaire de l'Institut Benbadis de Constantine , Baba Ahmed et Tobbal de Tlemcen, après l'arrestation de nos camarades Amara, Lounis, Saber et Taouti de Tlemcen, aujourd'hui arrachés aux geôles de l'administration française, celle de nos camarades Ferroukhi et Mahidi, après la déportation de notre camarade Mihi, après les campagnes d'intimidation contre l'Ugema, voici que la police nous arrache des mains, un matin à la première heure, notre frère Ferhat Hadjadj , étudiant en propédeutique et maître d'internat au lycée de Ben Aknoun, le torture, le séquestre pendant plus  de 10 jours (avec la complicité de la justice et de la haute administration algérienne, prévenues de son affaire) jusqu'au jour où nous apprenons , atterrés, sous le coup de l'émotion, la nouvelle de son égorgement par la police de Djidjeli, aidée de la milice locale.

L'avertissement donné par notre magnifique grève du 20 janvier 1956 n'aurait-il servi à rien? Effectivement, avec un diplôme ne plus, nous ne ferions pas de meilleurs cadavres !

A quoi donc serviraient-ils ces diplômes qu'on continue à nous offrir pendant que notre peuple lutte héroïquement, pendant que nos mères, nos épouses, nos sœurs sont violées, pendant que nos enfants, nos vieillards tombent sous la mitraillette, les bombes, le napalm. » Il est des hommages qui sonnent comme des prises de conscience.

Par O.Larbi


Abdenour Athmane membre du bureau exécutif de l’ONED : «Les étudiants sont un rempart contre les dangers qui menacent la patrie»


Les étudiants d’aujourd’hui ont l’obligation d’aimer leur patrie comme l’ont fait 59 ans auparavant leurs aînés.  En 1956, les étudiants avaient déserté les bancs des lycées et des universités pour rejoindre massivement la lutte armée.Aujourd’hui ils font face à de nouveaux défis parmi eux l’unification des rangs pour contribuer au développement économique, social et culturel du pays.

«Les étudiants doivent prendre leurs responsabilités en main et faire face à tout ce qui peut déstabiliser ou porter atteinte à l’intégrité territoriale du pays. Les quelque 1 500 000 étudiants qui sont actuellement sur les bancs des universités peuvent apporter une plus-value et constituer un rempart contre les dangers qui menacent la patrie» a souligné Abdenour Athmane membre du bureau exécutif de l’ONED.
Par R.R

 

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