Les participants au 7e Séminaire international sur les maladies sexuellement transmissibles (MST), organisé hier à la faculté de médecine de l’université de Sétif 1, ont mis l’accent sur la nécessité de "briser les tabous", pour "rompre le silence autour de ces maladies, seul moyen de maîtriser leur expansion".
Le professeur Abdelmadjid Lecheheb, chef du service des maladies infectieuses au centre hospitalo-universitaire Abdenour-Saâdna de Sétif, et président du comité d’organisation de cette rencontre, a souligné que les MST sont devenues un "problème mondial de santé publique", nécessitant de conjuguer les efforts des médecins, des spécialistes et des chercheurs pour maîtriser ce fléau.
Soulignant que tous les pays sont exposés à ces maladies, il a estimé à "plus d’un million de cas par jour, infectés par un nouveau germe sur les trente bactéries et virus responsables de cette maladie".
Pour le Pr Lecheheb, chaque individu atteint par une simple infection de ce type est "plus exposé au VIH-sida".
L’Algérie dispose d’une "banque de données importante" sur ces maladies "mortelles", a-t-il souligné, précisant que "si l’anonymat est garanti à tous les malades recensés et soignés, de nombreux autres cas demeurent non déclarés".
De son côté, le Dr Noureddine Boulekhal du CHU de Constantine, a présenté un bilan sur le sida dans cette wilaya, révélant que de janvier 2013 à mars 2014, 68 nouveaux cas y ont été recensés. Les participants, unanimes à souligner que la prévention demeure le meilleur moyen de faire face à ces maladies, ont mis l’accent sur la nécessité de multiplier les "actions concertées pour la sensibilisation du public, particulièrement les jeunes".
Cette rencontre était organisée par la Société des journées médicales scientifiques de Sétif, en collaboration avec le CHU de la ville, en présence d’un représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), M. Keita Bah.