Le FMI et le Mozambique organisent les 29 et 30 mai en cours à Maputo une conférence intitulée «L’essor africain: construire pour le futur», qui vise à réfléchir aux défis auxquels est confrontée l'Afrique subsaharienne alors qu’elle s’efforce de consolider la forte croissance économiques enregistrée durant ces dernières années.
Cette rencontre, qui rassemble des représentants des gouvernements, du secteur privé et de la société civile des pays d’Afrique subsaharienne, portera sur les thèmes relatifs à la croissance solidaire, à la transformation structurelle, à la gestion des ressources naturelles ainsi qu'au rôle du FMI pour soutenir la croissance économique des pays d’Afrique subsaharienne.
Pour la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, les progrès accomplis au cours de la décennie écoulée, pendant laquelle un bon nombre de pays d’Afrique subsaharienne ont affiché durablement des taux élevés de croissance économique et réussi à faire reculer sensiblement la pauvreté, sont remarquables. Cependant, a-t-elle ajouté, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour répondre aux aspirations du continent, précisant que l’extrême pauvreté est encore trop répandue alors que l’économie mondiale engendre de nouveaux défis.
Selon elle, le moment est venu de réfléchir aux politiques qui permettront à la région d’atteindre un nouveau palier dans son développement économique. D’après les projections du FMI d'avril dernier, la croissance économique de l’Afrique subsaharienne devrait s’accélérer et s’établir à 5,4% en 2014 puis à 5,5% en 2015, contre 4,9% en 2013. Si l’on en exclut l’Afrique du Sud, elle devrait atteindre 6,5% en 2014 et 2015.
Cette accélération est attribuable à l’amélioration des perspectives pour un grand nombre des pays de la région, dont la plupart des pays exportateurs de pétrole et plusieurs pays à faible revenu et Etats fragiles. L’activité économique de la région continue de s’appuyer sur les investissements massifs dans les infrastructures et le secteur minier, ainsi que sur l’arrivée à maturité de certains investissements.
Cependant, les pays africains doivent s’adapter au ralentissement de la croissance dans les pays émergents qui ont contribué à soutenir la croissance de la région ces dernières années, et au resserrement du crédit à l’échelle mondiale, note le FMI.