Le sommet annuel des compagnies aériennes mondiales se tient de dimanche à mardi à Doha au Qatar et devrait être largement dominé par la question de l'énigmatique et tragique accident de la Malaisia Airlines qui a constitué un coup de semonce pour le transport aérien.
La 70e assemblée générale (AG) de l'Association internationale du transport aérien (IATA), qui regroupe 240 transporteurs représentant 84% du trafic aérien mondial, sera un temps de célébration du 100e anniversaire de l'aviation commerciale. Elle sera aussi un moment d'introspection près de trois mois après la perte énigmatique du Bœing 777 de la Malaysia Airlines. L'avion, parti le 8 mars de Kuala Lumpur avec 239 personnes à son bord pour Pékin, reste à ce jour introuvable malgré les reca constitué un coup de semonce pour le transport aérien herches menées depuis.
Cet événement, tragique pour les familles des disparus, a constitué un coup de semonce pour le transport aérien et suscité un sentiment profond d'incompréhension dans l'opinion publique qui s'interroge: comment un avion de ligne peut-il disparaître sans laisser de trace? Aucun débris n'a été détecté dans l'Océan Indien où il est supposé s'être abîmé.
L'IATA réunit ses membres chaque année pour évoquer les perspectives économiques du secteur. En 2013, elle avait profité de la tenue de son AG au Cap pour évoquer par ailleurs la faiblesse en matière de sécurité aérienne en Afrique. Cette année, elle se penchera notamment sur le pistage des avions. Suivi par satellite, transmission automatique des données de vol, les technologies pour pister les aéronefs existent. L'association devrait encourager les différentes initiatives lancées par les autorités internationales ces dernières semaines.
L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) vient ainsi de constituer un groupe de travail qui doit élaborer d'ici septembre des solutions pour pister les avions. «La portée de cette assemblée générale de l'IATA est particulièrement importante dans le contexte de la disparition du vol MH370», souligne Patrick Ky, directeur exécutif de l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA). «La sécurité aérienne doit être au cœur des préoccupations de tous les acteurs de l'aviation et nous sommes mobilisés pour qu'un événement aussi tragique ne se reproduise pas», ajoute-t-il.
L'AESA a proposé début mai des mesures visant à faciliter le repérage d'un avion et de ses enregistreurs de vol dans l'éventualité d'une disparition. Elle a préconisé, en particulier, d'étendre de 30 à 90 jours la durée de vie de la balise de localisation sous-marine des boîtes noires et de d'équiper les gros porteurs de balise acoustique dotée d'un plus grand rayon de localisation. Sur le front économique, l'IATA dévoilera ses prévisions de bénéfices du secteur pour 2014.
En mars, elle tablait sur 18,7 milliards de dollars contre 19,7 milliards précédemment en raison de la hausse du prix du kérosène. En 2013, cette partie du monde a enregistré la plus forte croissance du trafic: +11,4% contre 5,2% en moyenne.