Les prix du blés et du maïs baissaient lundi, à la mi-journée, impactés par l'épidémie de coronavirus suscitant l'inquiétude des marchés mondiaux d'un ralentissement économique de la Chine et de son impact sur le commerce mondial.
Peu avant midi sur Euronext, la tonne de blé reculait d'un euro sur l'échéance de mars à 190 euros et de 1,25 euro sur l'échéance de mai à 188,50 euros, pour environ 18.000 lots échangés.
La tonne de maïs, elle, reculait de 50 centimes d'euro sur l'échéance de mars à 168 euros, et de 75 centimes sur le contrat de juin à 172,50 euros, pour environ 300 lots échangés.
Par ailleurs, la Commission européenne a publié de nouveaux bilans européens de céréales: elle revoit en très légère hausse la production de blé tendre dans l'UE cette année, à 147,25 millions de tonnes de (147,17 Mt en décembre, contre 128,52 Mt en 2018/19), mais révise à la baisse les importations, à 2,80 Mt (3,10 en décembre et 4,08 en 2018/19).
Le stock de fin de campagne n'évolue presque pas. En maïs, le stock de fin de campagne remonte légèrement, à 24,83 Mt (23,88 Mt en décembre et 25,02 Mt en 2018/19), en raison d'une hausse des importations.
En Russie, l'institut Ikar estime que la production de blé pourrait atteindre 79,5 Mt en 2020 (74,3 Mt en 2019), du fait de la croissance des surfaces en blé d'hiver, évaluées à 16,3 millions d'hectares (15,9 millions l'année dernière) et d'une stabilité des surfaces de blé de printemps, à 12,3 millions d'hectares, rapportait le cabinet Inter-Courtage dans une note.