Le prix du baril de Brent poursuivait vendredi la reprise amorcée la veille, atteignant les 30,23 dollars à Londres, rassuré notamment par les mesures prises par les banques centrales face à la pandémie du coronavirus et les propos tenus par le président américain sur la nécessité de stabiliser les cours de l'or noir.
Vers 10H20 GMT (11H20 à Alger), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 30,23 dollars à Londres, en hausse de 6,18% par rapport à la clôture de jeudi.
A New York, le baril américain de WTI pour avril, dont c'est le dernier jour de cotation, gagnait 7,73%, à 27,17 dollars.
La veille, les deux indices de référence se sont envolés de respectivement 14,4% et 24% à 28,47 dollars et 25,22 dollars, compensant presque intégralement les pertes de mercredi.
Les cours sont soutenus par les mesures de soutien des banques centrales et le plan américain face au choc économique de la pandémie de coronavirus, en plus des décisions annoncées par les autorités chinoises pour redynamiser la deuxième économie mondiale.
La Chine se prépare à dévoiler un plan de soutien de 1.000 milliards de yuans (1 31,4 milliards d’euros) pour soutenir son économie qui fait face actuellement à la pandémie de coronavirus, a rapporté vendredi l'agence Reuters.
De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé un plan d'"urgence" de 750 milliards d'euros de rachats de dettes publiques et privées, pour tenter de contenir les répercussions sur l'économie de la pandémie de coronavirus.
Cela s'ajoute à une première enveloppe de 120 milliards d'euros déjà débloquée et au programme habituel de rachats d'actifs de 20 milliards d'euros mené par l'institution depuis novembre.
Aux Etats-Unis, les républicains du Sénat ont présenté jeudi un budget d'aide d'environ 1.000 milliards de dollars pour sauver l'économie nationale du coronavirus.
Les propos du président des Etats-Unis qui s'est dit jeudi prêt à "agir en tant que médiateur" entre l'Arabie Saoudite et la Russie pour réduire l'offre pétrolière sur le marché international ont pesé sur les cours de l'or noir.
La situation du marché pétrolier est "dévastatrice pour la Russie" dont l'économie dépend des cours du brut et elle est tout aussi "mauvaise pour l'Arabie saoudite", a affirmé Donald Trump lors d'une conférence de presse.
La baisse des cours du brut a affecté les compagnies américaines exploitant le pétrole de schiste, alors qu'elles étaient déjà lourdement endettés.