Société

20 jours de confinement à Blida Large adhésion au chef-lieu et proportionnel dans d'autres communes

Publié par DK NEWS le 17-04-2020, 13h00 | 6
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Un fait qui a incité plus d’un à plaider pour le renforcement des mesures répressives à l’encontre des contrevenants au confinement, a-t-on constaté.
Lors d’une tournée au niveau des quartiers et artères principales du centre ville de Blida, l’APS a constaté une large adhésion des citoyens à la mesure de confinement total, décidée suite à l’enregistrement du plus grand nombre de cas de Covid-19, dans la wilaya.
Le trafic automobile, d’ordinaire étouffant, a carrément disparu, au moment où les gens ont déserté les rues de la ville, pour se barricader chez eux, histoire de se protéger contre ce virus tueur, qui a endeuillé plusieurs familles de Blida.
Calm e plat, également, au niveau des boulevards principaux de la ville, qui grouillaient de monde, auparavant, en raison du grand nombre de commerces en tout genre et des restaurants qu’ils concentrent, notamment le boulevard "Mohamed Boudiaf", dit "Boulevard des 20 mètres", ou encore les boulevards "Kritli Mokhtar", "LarbiTebessi", et "Place de la liberté ".
Tous les commerces ont baissé rideau jusqu’à nouvel ordre, en application des décisions des autorités, à l’exception des activités commerciales assurant l’approvisionnement des citoyens en produits alimentaires de base et autres besoins en médicaments et autres (commerces d’alimentation générale, laiteries, boulangeries, boucheries, et pharmacies), ouverts jusqu'à 15H00.
C’est aux premières heures de la matinée, que les rues du centre ville de Blida semblent quelque peu s’animer.
Nombre de citoyens sortent pour acquérir leurs besoins, non sans omettre de porter des bavettes, devenues désormais un accessoire obligatoire pour toute sortie.
Mais les rues sont désertées dés l’après-midi.
"J’évite de sortir au maximum, sauf pour nécessité extrême", a assuré dans une déclaration à l’APS, un homme, bavette au visage, rencontré dans une file d’attente, alignée devant une surface commerciale, où les clients rentraient par petits groupes de trois.
Adm ettant la difficulté de la situation "d’autant plus que je suis retraité", a-t-il précisé, il a affirmé avoir interdit à ses trois fils de sortir de la maison, en dépit du fait qu’ils sont contre l’idée de confinement.
"La situation sanitaire du pays, et celle de notre wilaya de façon particulière, placée en confinement total, suite au dépassement de la barre des 500 cas de Covid-19, exige un respect stricte de cette mesure", a-t-il souligné.

Echos relatifs à la décision dans les autres communes
A l’opposé de cette large adhésion au mot d’ordre de confinement de la population du chef lieu de wilaya, les autres communes de Blida, dont celles mitoyennes au chef lieu, semblent peu concernées par les appels réitérés à longueur d’heures et de journées (ça fait presque trois semaines), pour rester chez soi.
Ni les prières des imams, amplifiées par les hauts parleurs des mosquées, ni les supplications des services de sécurité sillonnant régulièrement rues et artères pour inciter les gens à rester cher eux, pour se protéger du virus, ne semblent avoir de mise sur les citoyens d’une grande majorité des communes, qui continuent à vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était.
Exception faite des commerces et cafés fermés, les citoyens de ces communes, à l’instar de Bouàrfa (oues t de Blida), continuent à se regrouper dans leurs quartiers respectifs, faisant fi de toutes les instructions préventives et gestes barrières préconisés pour faire face au Covid-19.
"Pour une majorité de nous, il est impossible de rester confiné à la maison, toute la journée, quand on sait que la plupart habitent dans des trois pièces exigus", a indiqué à l’APS, un habitant de cette commune, dont l’une des familles a perdu quatre membres, à cause de ce virus. Pour ce citoyen, le "respect du confinement constaté au centre ville de Blida, est le résultat des mesures drastiques prises par les services de sécurité, qui ont fermé toutes les voies et accès entre les rues, tout en intensifiant les patrouilles de contrôle". "Ce n’est nullement l’expression d’une quelconque prise de conscience chez la population", a-t-il estimé.
Lui emboitant le pas, un jeune (la trentaine) a exprimé son mécontentement à l’égard de cette décision de confinement, qui selon lui, a causé la perte de son gagne pain.
Il a néanmoins affirmé son application des gestes barrières et de prévention contre ce virus.
Même constat dans la commune de Boufarik, abritant l'hôpital où séjournent un nombre considérable de malades du Covid-19.
Les citoyens de la localité semblent pourtant inconscients des dangers et risques encourus par ce tte pandémie, au même titre que leurs concitoyens de Bouguerra, dont le P/APC a été contraint de menacer la population de recourir à la force publique pour les obliger à rester chez eux, suite à l’échec de toutes les campagnes de sensibilisation sur le danger de cette épidémie.

Des mesures répressives à l’encontre des contrevenants
 Cette inconscience de certains face au danger du coronavirus, en dépit des efforts de sensibilisation consentis tant par les organismes publics que par la société civile, pour les convaincre des bienfaits du confinement, a contraint les services de sécurité à adopter des mesures répressives.
Selon un bilan communiqué par les services de la sûreté de wilaya de Blida, quelque 1.978 personnes ont été arrêtées, pour infraction à la décision de confinement total, imposée à la wilaya depuis le 24 mars dernier.
Ces personnes ont fait l’objet de P.V transmis à la justice, avant leur remise en libertés, parallèlement à la mise à la fourrière de 811 véhicules et 307 motos, a-t-on précisé de même source.
Par ailleurs, le lieutenant Mohamed Chalali, de la cellule de communication et de presse de la sureté de wilaya, a particulièrement déploré le fait que certains citoyens permettent à leur enfants de sortir dans la rue, "en dépit des mises en garde des spécialistes, qui estiment que ceci constitue un risque pour leurs vie et celles des leurs", a-t-il indiqué.
Affirmant que la Loi sera appliquée à l’encontre des contrevenants, il a lancé un appel à tout un chacun en vue de contribuer dans la lutte contre cette pandémie, en restant chez soi.
Pour sa part, la responsable de la cellule d’information et d’orientation du groupement de la gendarmerie nationale, le lieutenant Amel Mezhoud a signalé la mise à disposition des citoyens, du numéro vert"1055 " pour, a-t-elle dit "dénoncer tout contrevenant au confinement, car ils risquent leur vie et celle des autres".
Toujours est-il que le volet répressif est le recours ultime pour contraindre les personnes inconscientes au respect du confinement sanitaire, après la réussite des campagnes de sensibilisation, ayant impliqué associations de tous bords, réseaux sociaux et organismes publics, à convaincre un grand nombre de citoyens de rester chez eux pour éviter un risque de contamination par le Covid-19.
 

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