La ministre des Relations avec le Parlement, Basma Azouar, a mis en avant jeudi à Alger, le souci constant du Gouvernement, de prendre en charge les préoccupations des membres du Parlement, dans le cadre du raffermissement de la coopération et de la coordination fonctionnelle entre les deux Chambres du Parlement, et ce dans le respect total du principe de séparation des pouvoirs et du renforcement de la démocratie.
S’exprimant lors d’une séance plénière au Conseil de la nation, consacrée aux questions orales, la ministre a indiqué que les élus «s’acquittent de missions claires et fixées dans la Constitution et conformément aux procédures arrêtées, telles leur contribution à législation et au contrôle de l’action du Gouvernement, dans le respect du principe de la séparation des pouvoirs». Rappelant que parmi les mécanismes constitutionnels de contrôle parlementaire, figurent les questions écrites et orales qui ont prouvé leur efficacité, à travers le contact direct entre l’auteur de la question et le membre du Gouvernement, Mme Azouar a relevé que les séances programmées à cet ef fet, sont une tribune pour expliquer la politique du Gouvernement et informer les citoyens des mesures prises, d’autant que l’instance exécutive y accorde un intérêt majeur et œuvre à prendre en charge toutes les questions posées, étant au cœur-même de son travail». Pour la ministre, ceci s’inscrit «dans le cadre de la promotion des valeurs de démocratie et de l’instauration d’un contrôle parlementaire efficace, ce qui est au cœur-même des exigences de la création de la République nouvelle». En ce qui concerne la réponse aux questions écrites, la ministre a indiqué que les délais sont fixés à 30 jours, affirmant qu'aucun retard n'a jusqu'à ce jour été accusé. Pour ce qui est des questions orales, dont les délais sont aussi prévus dans la Constitution, Mme Azzouar a précisé que le Gouvernement les prend en charge lors des séances hebdomadaires qui y sont consacrées, conformément à l'article 71 de la Loi organique n 12/16, alternativement entre les deux chambres, soit tous les 15 jours chacune, ajoutant que lors d'une séance, l'on ne peut répondre qu'à un certain nombre de questions en raison de l'engagement de la diffusion directe sur la télévision et du règlement intérieur des deux chambres du Parlement, lequel ne permet pas au membre de poser plus d'une question par séance.
Et d'affirmer q ue cela pourrait être rattrapé après la création d'une chaîne parlementaire dont le lancement dans les plus brefs délais a été été recommandé par le Président de la République.
Elle a en outre indiqué que les séances tenues par les commissions permanentes au niveau des deux chambres du Parlement pour auditionner les membres du Gouvernement dans le cadre de la présentation des politiques sectorielles constituent une tribune pour les membres du Parlement afin d'exprimer leurs préoccupations et de faire part de leurs idées. Enfin, la ministre des Relations avec le Parlement a estimé que les mécanismes des missions d'information provisoires, prévus par la Constitution, contribuaient à la promotion de la communication entre le pouvoir exécutif et les membres du Parlement, ajoutant que chaque département ministériel disposait d'un cadre supérieur au niveau de son cabinet, chargé des relations avec le Parlement dont la tâche consiste à faciliter cette communication.