Un symposium autour de la thématique "Algérie, Corée du sud, société, développement et modernité: approches comparatives", est prévu les 23 et 24 juin à Oran, ont indiqué les organisateurs.
La rencontre, qui regroupera des chercheurs de plusieurs universités et de centres de recherches des deux pays, succède à d’autres qui ont eu lieu en Corée du sud et en Algérie, dans le cadre du partenariat entre les institutions de recherche des deux pays.
Elle est initiée par le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), en partenariat avec le Centre de recherche en économie appliquées pour le développement (CREAD) et l’Ecole nationale supérieure de management (ENSM) et en collaboration avec l’Association coréenne des études maghrébines, l’Institut des études euro-africaines (Université Hanyang), le Centre des études francophones (Université Sungkyunkwan) et l’Institut des sciences humaines d’Ewha (Université féminine d'Ewha).
"A travers la triptyque (Société, modernité et développement), il s’agit d’analyser, en croisant les processus, les transformations et les trajectoires qui ont eu cours dans ces deux pays, partant de la domination occidentale jusqu’à nos jours, et les évolutions qui ont donné naissance aux caractéristiques actuelles sur les plans du fonctionnement institutionnel et social au sens large du terme, impliquant aussi bien les acteurs sociaux que les expressions de leurs engagements dans les différentes sphères du social", a-t-on souligné.
"Il s’agit aussi d’aborder la question de l’insertion des deux sociétés dans le processus de mondialisation à travers des expériences, des trajectoires qui affichent quelques ressemblances", a-t-on ajouté.
Selon la même source, l’Algérie, grand pays arabe, africain et méditerranéen qui aspire encore au statut de pays émergent et la Corée du sud, située au bord du Pacifique qualifiée de "Dragon asiatique", ayant subi tous les deux une domination coloniale (française pour l’un et japonaise pour l’autre), peuvent relever en effet d’approches comparatistes, d’analyses et d’enseignements utiles qui permettront d’éclairer les conditions du développement et du progrès, mais aussi situer les blocages et les contradictions qui ont pu ou peuvent affecter ceux-ci.
En parallèle des conférences et dans le cadre de la formation continue, un atelier doctoral est prévu afin de discuter les travaux de huit doctorants de différentes universités d’Algérie. D’autre part, une table ronde est également programmée avec des chefs d’entreprises de la Corée du sud et de l’Algérie.