Monde

Philippines : Arrestation dans un scandale de corruption impliquant la classe politique

Publié par Dknews le 23-06-2014, 17h07 | 26
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La police des Philippines a placé lundi en détention le fils de l'ancien président Joseph Estrada, dans le cadre d'un vaste scandale de corruption impliquant plusieurs parlementaires de ce pays.

Le sénateur José «Jinggoy» Estrada, 51 ans, s'est rendu à la police après un mandat d'arrêt lancé à son encontre par un tribunal anticorruption. «Je n'ai jamais volé un seul centime des coffres du gouvernement», a assuré à la presse le quinquagénaire, qui accuse le président Benigno Aquino de poursuites «politiques» visant à écraser l'opposition. Accompagné de son père, l'ancien président Joseph Estrada (1998-2001), le sénateur est monté à bord d'un véhicule pour effectuer le court trajet jusqu'au poste de police, suivi par une file de voitures de presse.

Estrada est l'une des 54 personnes --parlementaires et hauts responsables-- poursuivies pour corruption présumée: elles sont accusées d'avoir détourné à leur profit des millions de dollars accordés à des projets de développement du pays, un des plus pauvres d'Asie.Le sénateur est soupçonné d'avoir mis dans sa poche quelque 183 millions de pesos (3,1 millions d'euros).

Un autre sénateur, Ramon Revilla, avait été arrêté vendredi, et un troisième, Juan Ponce Enrile, 90 ans, figure de la dictature Marcos, devrait sous peu être lui aussi placé sous les verrous.
Le scandale a éclaté en 2013, lorsqu'une femme d'affaires, Janet Napoles, a été arrêtée, accusée de collusion avec des parlementaires pour détourner 10 milliards de pesos (168 millions d'euros) prévus à l'origine pour l'aide au développement. 

Elle avait alors fourni une liste d'une centaine de noms de députés et sénateurs, dont deux font partie du gouvernement d'Aquino, qui ont vigoureusement nié être impliqués dans le scandale. La corruption est régulièrement citée comme l'un des principaux facteurs --sinon le principal-- entravant le développement des Philippines.

A son arrivée au pouvoir, en juin 2010, Benigno Aquino en avait fait l'un de ses chevaux de bataille.
Joseph Estrada a lui même été poussé à la démission début 2001,  accusé de corruption et d'incompétence. Condamné à la prison à vie, cet ancien acteur avait ensuite été grâcié et s'était présenté aux présidentielles de 2010, face à Benigno Aquino, qui l'avait remporté. Il a été élu en 2013 maire de Manille. 

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