Le processus de consultations autour du projet de révision de la Constitution, mené par Ahmed Ouyahia, se poursuit au siège de la Présidence de la république en vue de parvenir, à l’issue de cette concertation élargie, à une constitution consensuelle répondant aux attentes et aux aspirations de toutes les composantes de la société, comme l’avait signifié le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
Les propositions des partis politiques, organisations de la société civile, personnalités et compétences nationales déjà reçus par Ouyahia, ont, pour la plupart, axé sur la consécration de l’Etat de droit et la séparation des pouvoirs et le renforcement du rôle des élus du peuple au sein du Parlement.
Les préoccupations actuelles de la société algérienne, à l’instar de la jeunesse, les compétences, la femme, la communauté algérienne établie à l'étranger, les personnes en situation d'handicap, les personnes âgées, la famille et l'enfance, ont été également au centre des préoccupations des partis consultés qui ont transmis cette revendication à M. Ouyahia.
Ces consultations, une fois terminées, devraient donner lieu à un projet de révision constitutionnelle, qui sera par la suite soumis au président de la République, lequel décidera si l’amendement doit passer uniquement par l’adoption des deux chambres du parlement ou fera l’objet d’un référendum populaire.
Ouyahia avait déclaré, rappelons-le, qu'un consensus autour de la révision de la Constitution était possible, rappelant que l'objectif du Pouvoir était de rassembler tous les Algériens dans le cadre de la Constitution et des lois.
Il avait tenu à préciser que l'opposition appelle au renforcement de la pratique démocratique à l'instar de la séparation des pouvoirs, du rôle de contrôle et de la place du Parlement et de l'indépendance de la justice et le président de la République s'est engagé à réaliser ces trois objectifs, tout en accordant une place et un rôle importants à l'opposition au sein des institutions de l’Etat.
M. Ouyahia a relevé, en outre, que la situation actuelle « encourage autorité, opposition, citoyens et partisans du boycott à œuvrer ensemble pour construire l'Algérie», précisant que les portes restent ouvertes aux parties ayant boycotté les consultations autour de la révision de la Constitution pour qu'elles puissent présenter leurs propositions.
L'Algérie d'aujourd'hui, dira-t-il, «est un Etat aux Institutions démocratiques et n'a nullement besoin de période de transition», rappelant que le pays «avait auparavant payé un lourd tribut aux surenchères et manœuvres politiques à l'origine de plusieurs années d'une terrible inertie».
L'option d'une période de transition brandie par ceux ayant préféré boycotter ces consultations est l'une des «plus dangereuses formes d'opposition à l'appel de la présidence de la République à la participation au dialogue sur la révision constitutionnelle», avait-il estimé.
Le chef de l’Etat, initiateur du projet, n'avait posé aucune limite préalable à la révision constitutionnelle, hormis bien évidemment celles relatives aux constantes nationales et aux valeurs et principes fondateurs de la société algérienne.
Cette révision de la Constitution sera donc menée à son terme suivant une démarche qui se veut résolument participative fondée sur une concertation ouverte aux forces politiques, aux principales représentations de la société civile ainsi qu’aux personnalités nationales.