Le taux de chômage au Royaume-Uni a progressé à 4,8% au cours du troisième trimestre et les licenciements ont atteint un niveau inédit en raison du choc économique de la pandémie, a annoncé mardi le Bureau national des statistiques (ONS).
L'ONS rappelle que le taux de chômage était de 4,5% pour la période de trois mois achevée fin août.
Au troisième trimestre, soit entre juillet et septembre, le pays a enregistré 314.000 licenciements, dépassant les niveaux qui avaient suivi la crise financière de 2008.
Malgré la réouverture de l'économie au cours de l'été après le confinement, la crise sanitaire fait des dégâts profonds dans de nombreux secteurs comme ceux du transport aérien, du commerce et de la restauration, qui multiplient les annonces de suppressions de postes.
Nombre d'entreprises licencient alors même qu'elles peuvent bénéficier du dispositif de chômage partiel qui voit le gouvernement indemniser les salaires pour protéger les emplois. Ce mécanisme a d'ailleurs tout récemment était prolongé d'un mois en novembre pour accompagner le nouveau confinement en Angleterre, puis une nouvelle fois jusqu'à mars 2021.
Le taux de chômage reste de son côté relativement faible comparé à d'autres pays européens mais poursuit inexorablement sa hausse de mois en mois, alors qu'il évoluait encore sous 4% à un plus bas depuis 45 ans avant le début de la pandémie. Au total, le nombre de personnes ayant un emploi a chuté de 782.000 entre mars et octobre, pour l'essentiel au début de la crise sanitaire. Pour le seul mois d'octobre, donnée la plus récente fournie par l'ONS, le recul est de 33.000. En outre, le mois dernier, quelque 2,6 millions de personnes, avec un travail à faible salaire ou au chômage, avaient demandé à toucher les minima sociaux, soit une légère baisse par rapport à septembre (2,7 millions).
Le nombre de postes à pourvoir continue lui de rebondir, à 525.000 entre août et octobre, mais reste en dessous de ce son niveau d'avant la pandémie.