L'haltérophilie enregistre la plus forte réduction du nombre d'athlètes pour les Jeux Olympiques de Paris, prévus en 2024, a décidé la commission exécutive du Comité Internationale olympique (CIO).
" L’haltérophilie connaitra une réduction de quatre épreuves en moins de son quota au programme des Jeux olympiques de Paris-2024.
La discipline compte désormais cinq épreuves chez les hommes et chez les femmes, soit 120 athlètes contre les 196 qui seront en lice à Tokyo ", a indiqué le CIO, sur son site officiel.
Les catégories de poids seront quant à elle arrêtées par la Fédération internationale d'haltérophilie (IWF) au cours du quatrième trimestre 2021. Le CIO a ajouté que lorsqu’elle a pris sa décision, la commission exécutive a tenu compte de ses vives préoccupations en lien avec la gouvernance de l'IWF et les antécédents du sport en matière de dopage.
Elle a également rappelé que la place de l'haltérophilie au programme des Jeux olympiques de Paris 2024 faisait toujours l'objet d'un examen de la part du CIO.
Commentant cette décision, la Fédération internationale d’haltérophilie a reconnu que cette décision va faire payer les haltérophiles propres un lourd tribut pour une gouvernance inadéquate et pour ceux - d'un nombre relativement limité de pays - qui ont essayé de prendre des raccourcis vers le succès à Londres 2012 et Beijing 2008.
" Grâce à l'aide d’experts indépendants et nos partenaires, nous avons déjà réformé les pratiques antidopage de l’IWF.
Grâce à eux, nous sommes en train de réformer radicalement la gouvernance de l’IWF", a indiqué l’IWF dans un communiqué publié sur son site, reconnaissant l’ampleur des changements à entreprendre.
Néanmoins, l’IWF croit pouvoir répondre aux critères du CIO pour rester dans le programme olympique de Paris 2024 et même atteindre le point où elle restaura les possibilités d’haltérophilie olympique pour une nouvelle génération d’haltérophiles propres.