Le traité renforçant le fonds de sauvetage de la zone euro a été signé mercredi par les Etats membres, ouvrant la voie à sa ratification par les parlements nationaux avant son entrée en vigueur.
Cette réforme "est une avancée essentielle pour le renforcement de l'Union économique et monétaire et un complément important de nos efforts pour soutenir la reprise économique", a affirmé dans un communiqué Paschal Donohoe, le président de l'Eurogroupe, instance qui réunit les ministres des Finances de la zone euro.
"Elle renforcera la confiance dans la capacité de la zone euro à étouffer les crises avant qu'elles ne s'aggravent", a-t-il ajouté. Ce fonds de sauvetage, baptisé Mécanisme européen de stabilité (MES) emprunte sur les marchés financiers pour fournir des crédits à taux bonifié aux Etats de la zone euro en difficulté, qui doivent en contrepartie mettre en œuvre des réformes pour améliorer leur compétitivité et assainir leurs finances publiques.
Avec le traité révisé, pour lequel un accord politique avait été trouvé le 30 novembre, le MES verra ses capacités fin ancières renforcées et ses pouvoirs de surveillance des pays en difficulté accrus.
Le Mécanisme endossera aussi le rôle de "prêteur en dernier recours" pour les banques européennes en détresse si les réserves du Fonds de résolution unique -- alimenté par les banques -- s'avéraient insuffisantes.
Cette capacité sera mise en place dès 2022, soit deux ans plus tôt que prévu initialement.
Aucun des 19 Etats membres n'a actuellement recours au MES, tous ayant la possibilité d'emprunter directement à bon compte sur les marchés.
Le mécanisme avait été créé en 2012 lors de la crise de la dette pour aider des pays, comme la Grèce, alors confrontés à des problèmes de financement en raison de la défiance des investisseurs.