O5 juillet 2014. Une date qui ne fait pas que commémorer le 52e anniversaire de l’Indépendance nationale. Plutôt une date qui consacre tous les efforts déployés depuis pour faire de l’Algérie un Etat-nation qui compte, un Etat qui a su préserver et même renforcer son unité nationale, sa souveraineté nationale, sa stabilité dans un environnement devenu instable.
52 années. L’Algérie voit se renforcer le sentiment national. Les opportunités en sont nombreuses. L’Algérie vient de sortir d’une élection présidentielle qui a consacré la souveraineté populaire, enraciné comme réalité et tradition l’accès au pouvoir par les urnes, c'est-à-dire l’accès pacifique. Elle a consacré également et définitivement la citoyenneté comme base de l’accès au pouvoir et non pas l’appartenance à une région ou à une commununauté.
L’Algérie est arrivée à une étape avancée de l’accélération du processus de professionnalisation de son armée. Elle a investi dans la formation de ses officiers dont la plupart de ses recrutements proviennent des milieux universitaires, les rendant aptes à maîtriser les technologies militaires de pointe.
En corrélation, elle a entamé des réformes qui l’ont amené à progressivement réduire la durée du Service national. Toujours sur le même chapitre, l’Algérie n’a à ses frontières aucun ennemi clairement identifié. Elle n’entretient pas non plus l’existence d’un ennemi stratégique comme il est convenu de faire pour certains Etats qui ont besoin d’un ennemi stratégique pour des raisons internes.
L’Algérie s’est construite une aura sur la scène internationale. Elle est connue d’abord pour sa diplomatie qui privilégie la non-ingérence, mais pas l’interdiction à la non-indifférence comme le soulignait dernièrement notre ministre des Affaires étrangères. Non-ingérence n’exclut pas la non-indifférence.
L’Algérie demande toujours à ce que soit privilégié le dialogue pour tenter de trouver une solution à un problème politique. Pourquoi ? Parce qu’une solution militaire à un problème politique n’est jamais validée. Dès que cesse la pression militaire, le conflit reprend de plus belle.
Le 52e anniversaire coïncide avec la préparation de la révision de la constitution pour l’adapter aux mutations politiques et sociales des populations, de la classe politique, de l’environnement géopolitique immédiat et géostratégique du monde.
Cette révision n’emprunte pas la voie unilatérale et tient compte de la donnée réelle du pluralisme qui se traduit par la participation de toutes les sensibilités à travers les partis politiques, les personnalités connues et reconnues ainsi que diverses associations de la société civile.
Du fait que la concertation ne laisse aucune sensibilité en dehors de sa prise en compte, du fait également que la notion d’ennemi idéologique n’est plus d’actualité, que le champ politique n’est plus gravement perturbé, qu’un intérêt certain est porté à sa révision, les conditions sont réunies pur donner raison à Ouyahia qui estime que la Constitution va bénéficier d’un consensus. Sa révision est soumise à une réflexion d’ensemble.