Une grève contre le gel des salaires et les coupes budgétaires devait mobiliser jeudi en Grande-Bretagne un million de fonctionnaires, selon les syndicats.
La principale revendication des grévistes porte sur le gel des salaires du secteur public décidé en 2010 par le gouvernement qui a ensuite limité les hausses à 1% maximum en 2012, une mesure toujours effective.
«Ca suffit. Année après année, le salaire n'arrive pas à suivre l'augmentation du coût de la vie. Près d'un demi-million d'employés des collectivités locales gagnent moins que le salaire minimum vital. Mais, alors que l'économie repart, les ministres leur disent que leurs salaires seront plafonnés jusqu'en 2018 au moins», a souligné Frances O'Grady, secrétaire général de la confédération des syndicats TUC.
Les enseignants protestent également au sujet du montant des retraites et des conditions de travail, alors que les pompiers manifestent contre le recul programmé de l'âge de départ à la retraite.
Le Premier ministre David Cameron a vivement critiqué cette grève en assurant que cette journée d'action était l'oeuvre d'une minorité, notamment dans les écoles où le syndicat national des enseignants a voté pour la grève avec un taux de participation de seulement 27%.
«La grande majorité des fonctionnaires n'a pas voté pour la grève et les premières indications montrent que la plupart d'entre eux se sont rendus au travail comme d'habitude», a assuré jeudi matin un porte-parole du gouvernement, mettant en doute le chiffre de plus d'un million de grévistes avancé par les syndicats.