Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé sa «profonde préoccupation» face aux «menaces de santé et de terrorisme» dans certains pays d'Afrique de l'Ouest, appelant la communauté internationale à agir «collectivement».
Les 15 membres du Conseil ont fait part «notamment de leur inquiétude face à l'actuelle poussée du virus Ebola en Afrique de l'Ouest et à la menace posée par les activités du groupe terroriste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria et dans les pays voisins, à savoir le Niger, le Tchad et le Cameroun», indique un communiqué du Conseil publié mercredi.
«Les membres du Conseil de sécurité ont porté l'attention de la communauté internationale sur la nécessité d'apporter une aide dans les plus brefs délais afin d'empêcher la propagation du virus», ajoute le texte publié après un bref exposé du représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Said Djinnit.
Selon des spécialistes, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest pourrait se propager vers d'autres pays, voire vers l'Europe. On estime que l'épidémie s'est déclenchée en Guinée en mars avant de se propager vers le Libéria et la Sierra Leone. Il s'agit de la plus grave flambée du virus Ebola, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui fait état de 779 personnes infectées et 481 morts.
Evoquant la menace terroriste en Afrique de l'Ouest, le Conseil de Sécurité a salué les efforts actuels pour la libération en toute sécurité des lycéennes enlevées par le groupe terroriste Boko Haram le 14 avril à Chibok, dans l'Etat de Borno.
Il a également exprimé «sa préoccupation face aux difficultés auxquelles est confrontée la sous-région, notamment le crime organisé transnational, le trafic de drogue, le terrorisme, la piraterie dans le golfe de Guinée et les problèmes de sécurité transfrontalière dans le Sahel et dans le Bassin du fleuve Mano», selon le communiqué.
«Les membres du Conseil ont souligné que ces problèmes menaçaient la paix, la stabilité et les progrès des pays de la sous-région et d'ailleurs, et pourraient être résolus grâce à une coopération multilatérale entre les Etats membres», conclut le texte.