Pratiquement, les populations évaluent les performances du gouvernement par la satisfaction de leurs demandes les plus incompressibles, celles qu’elles réitèrent sans cesse et qui sont au haut de l’échelle de l’expression de leurs besoins : l’accès à un logement et à un emploi.
Elles estiment que ce sont là les liens à leur pays, à leur citoyenneté. Les pouvoirs publics eux-mêmes, le gouvernement lui-même, savent qu’il y a un déficit cumulé en matière de constructions de logements, et également en matière de réalisation d’emplois.
C’est parce qu’il est enregistré ce double déficit, et cela depuis longtemps, que le Président de la République a fait de son absorption un objectif prioritaire.
Il est vrai qu’il y a beaucoup de priorités, beaucoup de défis à relever, mais le plus important est que la volonté politique existe. Les moyens financiers existent. Les ressources humaines existent. Cependant, il y a l’impatience des populations dont il faut tenir compte.
Et on sait tous que les préoccupations du Président sont en premier orientées vers la satisfaction des populations.
Alors, le président a décidé de concentrer les efforts sur le logement. Pourquoi le logement ? Parce que le bâtiment est créateur d’emplois. Ne dit-on pas quand le bâtiment va, tout va ? Mettre tous les efforts signifie utiliser tous les moyens disponibles et ne pas hésiter, devant tant de préoccupations, à mobilisé tous les moyens.
Les défis sont nombreux, les enjeux également, sont connus et il faut impérativement les gagner. La construction de logements entraine la réalisation d’emplois. Les emplois fournissent des salaires qui donnent ou améliorent le pouvoir d’achat. Il y a des engagements à gagner.
Créer beaucoup plus d’emplois qu’il ne s’en perd, beaucoup plus que le cumul entre les emplois qui se perdent et le nombre de demandeurs d’emplois qui arrivent sur le marché de l’emploi chaque année. Le logement diminue les frustrations nées de l’absence de confort, d’un minimum de confort, sécurise le citoyen, car il se trouve au sommet des priorités.
La disponibilité de logements participe de la lutte contre les maux sociaux puisque le mal logé et les non-logés ont des raisons de passer plus de temps dans la rue et d’y rencontrer des délinquants. La lutte contre les maux sociaux s’entreprend d’abord par le règlement des problèmes sociaux. Le chômage en est un. L’absence de logement en est un autre.