L'attaque par l'armée israélienne sur une école de la bande de Gaza, où 16 Palestiniens ont été tués, a été qualifiée mercredi de «répréhensible» et d'«injustifiable» par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon.
De son côté, l'Agence de l'ONU pour l'Aide aux réfugiés palestiniens (UNWRA) a affirmé que l'armée d'occupation israélienne a commis de «grave violation du droit international» dans l'enclave palestinienne, après un tir qui a tué 16 personnes dans une de ses écoles.
«La nuit dernière, des enfants ont été tués alors qu'ils dormaient à côté de leurs parents sur le sol d'une salle de classe, dans un refuge désigné comme tel à Gaza. C'est un affront pour chacun d'entre nous, une source de honte internationale», a dénoncé le chef de l'UNWRA, Pierre Krahenbühl.
M. Krahenbühl a estimé qu'il était «trop tôt pour fournir un bilan définitif des morts», en précisant toutefois qu'«il y a de nombreux civils tués et blessés, y compris des femmes et des enfants, et le gardien de l'UNWRA qui tentait de protéger le site».
«Selon nos premières conclusions, c'est l'artillerie israélienne qui a frappé notre école où 3.300 personnes avaient trouvé refuge», a poursuivi le responsable onusien. Face à cette nouveau bain de sang, le chef de l'UNWRA a appelé la communauté internationale à «engager une action politique déterminée pour mettre un terme immédiat au carnage en cours» dans ce territoire.
La communauté internationale hausse le ton
Face à la barbarie israélienne à Gaza, des voix ont commencé à se faire entendre à travers le monde pour dénoncer les massacres commis par Israël à Gaza. Ainsi le Chili et le Pérou ont rappelé mardi «pour consultations» leurs ambassadeurs respectifs en Israël en raison de l'intensification de l'agression militaire israélienne contre la population civile.
Après le Brésil et l'Equateur la semaine dernière, le Chili a également qualifié ces agressions de «châtiment collectif à l'encontre de la population civile de Gaza», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Ces opérations «ne respectent pas les normes fondamentales du droit international humanitaire, comme le démontrent les plus de 1.000 victimes civiles, y compris des femmes et des enfants, ainsi que les attaques contre des écoles et des hôpitaux», a indiqué le ministère chilien.
De son côté, la présidente du Brésil Dilma Rousseff a qualifié de «massacre et d'action disproportionnée» l'agression israélienne.
En hommage aux victimes palestiniennes et en solidarité avec le peuple palestinien, l'Algérie, pour sa part, a observé hier jeudi à 12h00 une minute de silence et 5 mn d'interruption de travail sur tout le territoire national.
L'Algérie a réitéré sa «ferme condamnation des actes israéliens de violence et de terrorisme d'Etat contre la population de Gaza» et a appelé les acteurs «internationaux influents à assumer leurs responsabilités face à ces tueries».