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Matières premières : Les développements géopolitiques pèsent sur les cours

Publié par Dknews le 09-08-2014, 18h22 | 33
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Les cours des matières premières échangées sur les marchés mondiaux ont terminé la semaine dernière dans leur ensemble en hausse, portés par le regain des tensions notamment au Proche-Orient. Ainsi, les risques géopolitiques susceptibles d'affecter l'offre mondiale de brut ont mis un terme à la chute des cours du pétrole enregistrée depuis mi-juillet.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre s'est adjugé 18 cents sur l'Intercontinental Exchange (ICE) comparativement au vendredi précédent pour s'établir à 105,02 dollars.Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance a terminé à 97,65 dollars  sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après le feu vert donné par le président américain Barack Obama à des frappes aériennes contre l'avancée des jihadistes vers le Kurdistan irakien.

Cette hausse pourrait être plus spectaculaire, mais l'avancée des prix du pétrole a été freinée par plusieurs éléments signalant un ralentissement de la demande en brut sur le marché mondial après notamment la révision à la baisse par l'Opep, dans son rapport mensuel, des prévisions de consommation mondiale de brut pour 2014, tablant désormais sur une hausse de 1,10 million de barils par jour (mbj) de la demande, contre 1,13 mbj estimés au début de été.

L'or a rebondi cette semaine, prisé pour ses qualités de valeur refuge face à l'aggravation des conflits en Ukraine, dans la bande de Ghaza et en Irak,  tirant quelque peu les autres métaux précieux dans son sillage.Les sanctions réciproques entre Russes et Occidentaux, la rupture vendredi du cessez-le-feu entre la résistance palestinienne et l'armée israélienne à Ghaza et le feu vert donné par le président Obama à des frappes aériennes en Irak ont poussé jusqu'aux investisseurs les plus téméraires vers des rivages plus sûrs.
L'or a en conséquence pu remonter vendredi à son plus haut niveau depuis trois semaines (à 1.322,92 dollars l'once). Les autres métaux précieux ont suivi le mouvement de façon atténuée et avec un temps de retard. L'argent a ainsi pu rebondir de son faible niveau de mercredi, le plus bas depuis sept semaines (à 19,73 dollars l'once).

Le platine a aussi rebondi après être tombé mardi dans des gouffres inconnus depuis six semaines (à 1.449 dollars l'once). Le palladium a lui aussi récupéré quelques couleurs après avoir chuté le même jour à son plus bas niveau depuis plus de cinq semaines (à 839,40 dollars l'once).Les prix des métaux industriels échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont était sous pression, en partie du fait d'un regain d'aversion au risque parmi les opérateurs notamment après l'autorisation de frappes aériennes en Irak.

Le repli des cours a également été alimenté par un renforcement du dollar, qui a atteint mercredi face à l'euro son niveau le plus fort en neuf mois (1,3333 dollar pour un euro).Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s'échangeait à 6.982 dollars vendredi, contre 7.103 dollars le vendredi précédent. L'aluminium valait 2.021,25 dollars la tonne, contre 1.987 dollars. Le plomb valait 2.237,50 dollars la tonne, contre 2.223 dollars. L'étain valait 22.367 dollars la tonne, contre 22.480 dollars. Le nickel valait 18.584 dollars la tonne, contre 18.500 dollars. Le zinc valait 2.295 dollars la tonne, contre 2.353,50 dollars.

Les cours des matières premières alimentaires ont par ailleurs divergé au cours de la semaine dernière. Concernant les céréales, les cours du blé ont rebondi cette semaine à Chicago, soutenus par les tensions autour de la crise ukrainienne et les problèmes de qualité en Europe, entraînant dans leur sillage les prix du maïs et du soja.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre 2014, le plus échangé actuellement sur le marché, évoluait vendredi à la mi-séance à 3,6950 dollars contre 3,6225 dollars à la clôture vendredi dernier.Le boisseau de blé pour livraison en septembre, le contrat le plus actif en ce moment, s'échangeait à 5,5700 dollars contre 5,3425 dollars en fin de semaine dernière. Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus coté, s'établissait à 10,7450 dollars contre 10,5850 dollars vendredi dernier.

Mais, le café a repris le chemin de la baisse cette semaine, après avoir nettement grimpé la semaine précédente, tandis que le cacao atteignait des sommets en trois ans et que le sucre accentuait son recul. Sur le Liffe de Londres, la tonne de Robusta pour livraison en septembre valait 1.937 dollars, contre 2.114 dollars le vendredi précédent. Sur le ICE Futures US de New York, la livre d'Arabica pour livraison en septembre valait 191,55 cents, contre 196,90 cents sept jours auparavant.

Certains investisseurs ont en effet choisi d'engranger quelques bénéfices après la hausse enregistrée la semaine précédente qui avait vu l'Arabica monter à son plus haut niveau depuis trois mois, à 207,40 cents la livre, et le robusta à un plus haut depuis mi-mai, à 2.139 dollars la tonne. Les cours avaient été portés ces dernières semaines par des inquiétudes sur la production du Brésil (le premier producteur de café au monde) affectée par une sécheresse en début d'année.

Les cours du cacao ont, par ailleurs, marqué de nouveaux plus hauts en trois ans cette semaine. A Londres, la tonne de cacao pour livraison en décembre valait 2.009 livres sterling vendredi, contre 2.019 livres sterling pour l'échéance de septembre le vendredi précédent. A New York, la tonne pour livraison en décembre valait 3.222 dollars, contre 3.196 dollars sept jours plus tôt pour l'échéance de septembre.

Les cours du sucre ont poursuivi un mouvement baissier amorcé fin juin, après l'apparition du phénomène climatique El Nino, pouvant entraîner des perturbations climatiques dans plusieurs régions du monde, notamment en Inde, deuxième producteur et premier consommateur mondial de sucre.
Lorsque ce phénomène se manifeste, les cours du sucre montent du fait de craintes de l'impact de la météo sur la production.

A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en octobre valait 432,70 dollars, contre 436,50 dollars le vendredi précédent. A New York, la livre de sucre brut pour livraison en octobre valait 16,13 cents, contre 16,41 cents sept jours auparavant.Les cours du coton échangé à New York, en chute libre depuis mai, ont légèrement rebondi cette semaine dans un marché attendant un rapport important des autorités américaines sur la fibre blanche dans le monde.

La livre de coton coté à New York pour livraison en décembre, la plus échangée actuellement sur l'IntercontinentalExchange (ICE), a terminé vendredi à 64,21 cents contre 63,27 cents en fin de semaine dernière, alors son plus bas niveau depuis 2009 (+1,49%).L'indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d'Orient, s'échangeait à 73,40 dollars les 100 livres contre 72,15 dollars vendredi dernier (+1,73%).

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