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Pouvoir, classe politique et société civile : L’inévitable consensus

Publié par Kamel Cherif le 11-08-2014, 19h42 | 30
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En cette période estivale, la scène politique semble plongée dans une certaine léthargie. Cela se comprend dans la mesure où tout le monde s’accorde un temps de répit avant de reprendre de plus belle en septembre prochain, à l’occasion de la rentrée sociale.


Cependant, cette période estivale a été mise à profit par certains partis politiques pour organiser leur université d’été ou congrès. Il ressort des réunions et rencontres organisées par les partis politiques et les associations de la société civile que l’aboutissement à un consensus national est fortement recommandé et souhaité.

L’Algérie qui reste un exemple en matière de stabilité de son front interne, doit encore déployer des efforts pour maintenir cette stabilité, devenue une denrée rare dans les pays voisins qui connaissent une instabilité en passe de devenir chronique.En ce sens, la quasi-totalité des partis, y compris ceux de l’opposition, mettent l’accent sur la nécessité du consensus, de la concorde et de la réconciliation entre l’ensemble des Algériens sans exclusion aucune.

Le Front des forces socialistes (FFS) qui est le plus ancien parti d’opposition en Algérie, a recommandé un dialogue et un consensus «inclusif» lors de son récent congrès.
C’est dire que toute la classe politique de même que les associations de la société civile œuvrent à construire ou consolider ce consensus. Il s’agit en fait d’un principe adopté par le Pouvoir, quand on sait que la future Constitution du pays sera consensuelle.

A travers ce consensus, c’est la politique de la réconciliation nationale qui sera encore renforcée et ancrée au sein de la société algérienne. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika ainsi que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, insistent,  chaque fois, sur la consécration de la politique de la réconciliation nationale et du consensus. En parallèle, la culture de la haine est appelée à être carrément bannie et éradiquée.

Le raffermissement des liens entre les Algériens, lesquels restent plus que jamais attachés à la stabilité du pays, expliquent en grande partie la stabilité du front interne. L’Etat s’est engagé à poursuivre sa politique sociale en venant en aide aux catégories les plus démunies. Il s’est également engagé à améliorer la qualité de vie du citoyen, notamment le service public dans toute sa dimension.

Autant d’acquis qui font que le front social en Algérie demeure stable. Il faut aussi relever la grande prise de conscience des Algériens qui refusent de revivre le cauchemar des années 1990 et qui regardent aussi avec un œil averti les conséquences de ce qui est appelé le Printemps arabe.

La situation en Tunisie et surtout en Libye, de même que la guerre fratricide en Syrie, provoquée par les forces du mal, ont fait que les Algériens soient immunisés contre toutes tentatives de déstabilisation. Cela explique aussi la difficulté de certaines parties en Algérie de mobiliser les Algériens pour provoquer ce que ces mêmes parties appellent un «changement» à la tunisienne ou à la libyenne. La réconciliation, la concorde et le consensus demeurent plus forts que toutes les autres tentatives suicidaires.

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