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L'UA exhorte les parties prenantes maliennes à œuvrer en faveur d'une solution durable à la crise

Publié par Dknews le 13-08-2014, 19h57 | 22
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Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), a exhorté toutes les parties prenantes maliennes à saisir l'opportunité qu'offre la deuxième étape du dialogue inclusif inter-malien, parrainé par l'Algérie, pour aboutir à une solution durable à la crise, tout en se félicitant de la première étape de ces pourparlers.

«Le Conseil exhorte les parties maliennes à saisir l'opportunité qu'offre cette avancée significative pour trouver une solution négociée et consensuelle à la crise actuelle, dans le respect de la souveraineté, de l'unité, de l'intégrité territoriale du Mali», indique un communiqué du Conseil rendu public mercredi à Addis Abeba, au terme de sa 449ème réunion tenue lundi dans la capitale éthiopienne.

Prenant note de la décision des parties prenantes maliennes d’engager la deuxième étape des pourparlers inclusifs du 17 août au 11 septembre 2014 à Alger, l'UA «souligne la nécessité pour ces parties de «tout mettre en œuvre pour maintenir le climat de confiance nécessaire à l'arrêt définitif de toutes les hostilités, ainsi qu'à la poursuite et à l'aboutissement des négociations», souligne le communiqué.

L'UA exprime, indiqué le communiqué son «soutien total aux efforts que déploie le gouvernement algérien, sous l'autorité du président Abdelaziz Bouteflika, à la demande du président Ibrahim Boubacar Keita du Mali, et avec l’appui des autres pays de la région, en vue d'aider les acteurs maliens à relever les défis auxquels leur pays est confronté».

Les efforts de l'Algérie aboutissent à la Déclaration d'Alger

Les efforts entrepris par l’Algérie ont permis, rappelle-t-on, le lancement effectif des pourparlers inclusifs de paix inter-maliens, avec le soutien de plusieurs membres de la communauté internationale : UA, Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Nations unies (ONU), Union européenne (UE) et Organisation de la Coopération islamique (OCI) et des pays suivants de la région: le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Durant plusieurs semaines de discussions à Alger avec les mouvements armés maliens, les autorités algériennes ont encouragé ces mouvements à s’inscrire de bonne foi dans le processus de paix et à mettre en cohérence leurs positions respectives. Ces efforts ont abouti à la signature, le 9 juin 2014, de la «Déclaration d’Alger» par trois mouvements armés, en l’occurrence le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA) et une branche du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), qui se considèrent comme les vrais opposants au Gouvernement malien.

Le 14 juin 2014, trois autres mouvements, la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA û une dissidence du MNLA), la Coordination des Mouvements et Forces patriotiques de Résistance (CMFPR) et une branche du MAA, considérés par les autres comme proches du gouvernement malien, ont signé la «plate-forme préliminaire d’Alger».

Du 7 au 14 juillet 2014, les autorités algériennes ont réuni, à Alger, des experts représentant les organisations régionales et internationales précitées et des pays de la région concernés pour préparer les pourparlers. Le 16 juillet 2014, une réunion ministérielle impliquant tous ces acteurs a examiné un projet de «Feuille de route des négociations dans le cadre du Processus d’Alger» préparé par les experts. Ce projet a été revu puis adopté et signé par les Parties (le gouvernement malien et les mouvements armés), le 24 juillet 2014.
La Feuille de route énonce les principes et références de base des pourparlers et détermine les différentes questions à discuter pour le règlement du conflit malien. 

Une feuille de route précise

Elle précise le format des pourparlers, la composition de l’équipe de médiation pilotée par l’Algérie et incluant les représentants des cinq organisations régionales et internationales sus-citées et des pays de la région, identifie les parties aux pourparlers et décline un calendrier pour leur déroulement. Ce calendrier prévoit un processus devant durer environ 100 jours avec différentes phases marquées par des périodes de suspension ou de consultations sur le terrain au Mali.

La prochaine phase est prévue du 17 août au 11 septembre 2014. Il convient, cependant, de signaler que les Mouvements signataires de la «Déclaration d’Alger» refusent jusque-là d’être dans la même salle avec ceux de la «plateforme préliminaire d’Alger». Se réjouissant de l’engagement du gouvernement malien à œuvrer en faveur du règlement rapide de la crise au nord du Mali et de la réconciliation nationale, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA appelle, dans ce cadre, les mouvements armés maliens à «faire preuve de tolérance en vue de faciliter la recherche d’une solution durable à la crise qui prévaut au Mali»,

notamment après la signature, par ces groupes, les 9 et 14 juin 2014, respectivement, de la Déclaration de cessation des hostilités et de la Plateforme préliminaire d’Alger». Réaffirmant son attachement à l’unité, à l’intégrité territoriale et à la souveraineté du Mali, l'UA a également salué la mobilisation des partenaires internationaux en appui au processus de négociations en cours ainsi que les efforts qu’ils déploient en vue de la promotion durable de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Mali.

En outre, l'organisation panafricaine, ajoute le communiqué «se félicite des efforts qui ont abouti au parachèvement de la restauration de l’ordre constitutionnel au Mali, à la suite des élections présidentielle et législatives tenues au cours du second semestre de l’année 2013».
Enfin, le Conseil exhorte les Etats membres de l’UA et les partenaires internationaux à apporter un appui politique, financier et technique à la mise en œuvre effective de la Stratégie de l’UA et encourage la Commission à poursuivre et à intensifier son interaction avec l’UE en vue de mobiliser un appui financier, dans le cadre de la facilité pour la paix en Afrique.
 

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