Les cours des matières premières ont évolué différemment la semaine dernière suivant les prévisions de la demande sur le marché international ainsi que les aléas liés à la production. Le prix du Brent de la mer du Nord coté à Londres a fini à 103,53 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 1,46 dollar par rapport à la clôture de jeudi. Il était tombé la veille à son plus niveau depuis juillet 2013.
A New York le baril de "light sweet crude" (WTI) s'est adjugé 1,77 dollar pour s'établir à 97,35 dollars. En milieu de semaine, le pétrole a atteint son plus bas niveau depuis un mois, pâtissant d'une révision en baisse des perspectives de croissance de la demande mondiale de brut par l'Agence internationale de l'Energie (AIE), dans un marché toujours attentif aux tensions géopolitiques.
Par ailleurs, les cours du maïs ont profité cette semaine à Chicago de prévisions plus faibles que prévu sur l'ampleur de la récolte cette année aux Etats-Unis tandis que ceux du blé et du soja pâtissaient d'estimations de moissons abondantes.Le boisseau de maïs (environ 25 kg) évoluait vendredi à 3,7775 dollars contre 3,6350 dollars à la clôture vendredi dernier. Les spécialistes du ministère américain de l'Agriculture USDA ont prédit que la moisson atteindrait un record grâce à un rendement de 414 boisseaux par hectare.
Aussi, les cours de la céréale, en chute libre depuis mai, ont un peu relevé la tête. Concernant le soja, le ministère a "fait preuve de prudence" car la période clé pour sa maturation est en août et "tout peut encore se retourner si on manque de pluies", a souligné un spécialiste de Ag Watch Market Advisors. Les autorités américaines ont quand même légèrement relevé leurs prévisions de rendement et de production, à des niveaux record, ce qui pesait sur le cours de l'oléagineux.
Pour le blé, l'USDA prévoit une offre record sur le marché mondial. Les acheteurs en profitent pour faire jouer la concurrence et les prix s'en ressentent. Les investisseurs continuent par ailleurs de surveiller de près la crise entre la Russie et l'Ukraine, qui représentent à elles deux un cinquième des exportations mondiales. Le boisseau de blé s'échangeait à 5,4650 dollars contre 5,4925 dollars en fin de semaine dernière. Le boisseau de soja cotait à 10,5900 dollars contre 10,8475 dollars vendredi dernier.
Les cours du cacao ont poursuivi leur ascension grimpant à New York comme à Londres à leur plus haut niveau depuis juillet 2011, à respectivement 2.031 livres sterling la tonne et 3.248 dollars la tonne. Les prix du sucre ont poursuivi le mouvement baissier qu'il ont amorcé fin juin, tombant à leur plus bas niveau depuis mi-avril jeudi à Londres (à 428,60 dollars la tonne) et depuis mi-février vendredi à New York (à 15,82 cents la livre).
Par ailleurs, le café a tenté un rebond cette semaine. A Londres, la tonne de Robusta valait 1.943 dollars contre 1.937 dollars le vendredi précédent A New York, la livre d'Arabica valait 184,50 cents, contre 191,55 cents sept jours auparavant.