Sports

Equipe nationale : Pourquoi changer de sélectionneur à 5 mois du Mondial ?

Publié par S.Ben le 08-01-2014, 14h55 | 38
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Changer de coach dans des clubs, cela se fait au grès des résultats pour ne pas dire des humeurs des présidents de clubs, mais changer de sélectionneur d’une Equipe nationale, n’est pas du tout la même chose. C’est pourquoi, on se demande pourquoi parle-t-on régulièrement depuis la qualification des verts au mondial du changement ou pas du sélectionneur le Bosnien Vahid Halilhodzic ?

Pour répondre à cette question, il va falloir d’abord se demander pourquoi le changer puisqu’il a réussi son pari et son objectif à savoir qualifier les Verts au mondial brésilien. La réponse des observateurs est toute simple, car il y a mésentente flagrante entre le sélectionneur Vahid Halilhodzic et son président employeur, le président de la Fédération algérienne de football (FAF) Mohamed Raouraroua. Il est vrai et ce n’est un secret pour personne, le « clash » entre Raouraroua et Halilhodzic remonte à l’année dernière ou pour être plus large depuis l’élimination de certains cadres des verts après le départ de Saâdane et Benchikha.

Mais, pour les spécialistes, si une mésentente pour un problème de « choix » technique, alors là, le président de la FAF n’a aucune chance. Il est dans le tord. Car, sur le plan technique et pour être plus explicite, choix des joueurs, des tactiques et plans de jeu, des adversaires pour les matchs amicaux, des lieux et moment des stages, ce n’est nullement des prérogatives du président de la fAF. Et de ce côté, c’est Halilhodzic qui a raison même s’il se trompe. Car, au final c’est lui qui est comptable des résultats selon les clauses de son contrat-objectif (s).

Maintenant, il reste, un autre volet, à voir pour répondre à cette question de changer ou pas de coach et spécialement aujourd’hui : d’aucuns savent que le rôle qu’à joué et que joue encore le président de la FAF pour que les joueurs d’origines algériennes choisissent de porter les couleurs des Verts est indéniable pour ne pas dire colossale. Alors, passer des mois pour ne pas dire des années à convaincre un joueur de porter les couleurs de son pays d’origine et voir un coach « étranger » décider de mettre ce joueur au « pilori », ce n’est pas du tout dans les mœurs du « professionnalisme ».

Et de ce côté, Halilhodzic n’a aucune chance devant Raouraroua. C’est donc un match nul sur ce cas. Et finalisé qui est perdant : la sélection algérienne. Car, des joueurs aspirant soit à rejoindre les Verts pour la première fois ou ceux ayant déjà porté les couleurs de l’Algérie pour participer au mondial seront bien  perturbés car ils vont devoir ménager le « choux » et la « chèvre » alors, il vaut mieux laisser les deux responsables se « battre » par presse interposée pour peu que l’équipe ne perde pas sa stabilité.

Et voilà, le mot est lâché et aussi bien Halilhodzic que Raouraroua sont d’accord pour ce point. Raouraroua voulait garder Vahid après la qualification du mondial pour cette « stabilité é » et Halilhodzic parle de ne point changer d’effectif pour le même cas, « la stabilité » alors au nom de cette stabilité, arrêtez ce « clash » et concentrez-vous sur l’objectif de tenter de passer au second tour de ce mondial et Vahid n’a pas à avoir peur d’être « optimiste » lui qui ne jure que par « la victoire en parlant aux joueurs » alors pourquoi avoir peur de tenter le deuxième tour comme le veut les algériens bien qu’il faut reconnaitre que cela ne serait vraiment pas facile devant des équipes très difficiles  come la Belgique, la Corée du sud et la Russie.

Et c’est dans l’apanage des algériens de relever les défis les plus fois. Raouraroua le sait alors que Halilhodzic l’a bien compris après avoir vu ce public des Verts qui l’a sidéré en le voyant manifester sa joie après la qualification à ce Mondial 2014. Le public a lui aussi droit de rêver. Alors faites tout pour tenter de concrétiser ce rêve bien algérien…

 

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