Les glissements de terrain survenus il y a près d'une semaine à Hiroshima ont fait au moins 63 morts, le plus souvent par étouffement, et 25 personnes sont toujours portées disparues, selon un nouveau bilan provisoire.
Selon la police, plus de 60% des victimes, parmi lesquelles de nombreuses personnes âgées, sont mortes étouffées, surprises dans leur sommeil par l'arrivée de boue jusque dans leur maison.Les autres victimes ont généralement succombé sous les décombres à des lésions cérébrales ou à un traumatisme crânien. Quelque 50 éboulements de rochers et de coulées de terre détrempée s'étaient produits à partir de 03H00 du matin mercredi dernier, selon les repérages aériens effectués par l'Autorité japonaise de l'information géospatiale.
Plus de 3.000 professionnels (pompiers, policiers, soldats, experts des désastres), aidés de bénévoles, restaient mobilisés ce mardi mais, près d'une semaine plus tard, les chances de retrouver des survivants sont considérées comme quasi nulles.
Vingt-cinq personnes, dont la liste nominative a été rendue publique lundi, manquent toujours à l'appel. Une partie d'entre elles pourraient toutefois figurer parmi les 14 morts retrouvés qui n'ont pas encore été identifiés.Selon la municipalité de Hiroshima qui a ouvert un guichet spécial d'aide, plusieurs centaines de maisons ont été en tout ou partie détruites ou envahies de boue. Plus de 1.450 résidents des arrondissements d'Asaminami et d'Asakita, les plus touchés, sont toujours hébergés dans des gymnases, écoles, et autres refuges.