La ville de Khemis Miliana qui a connue l'inauguration de la première foire internationale en 1963, se trouve actuellement entourée par des grandes dégradations du cadre de vie.
L’extraordinaire accroissement de la population de la ville de Khemis Miliana ; qui compte actuellement plus de 120.000.00 habitants au cours de ces dernières décennies ; a conduit la plus grande ville de la wilaya d’Ain Defla de se trouver face aux multiples problèmes de sécurité et d’hygiène, ce qui a pousser les nobles et les sages de la ville de se réunir afin de discuter sur ces fléaux et trouver des solutions possible et libérer leur ville de ces malheurs.
Effectivement, l’ensemble des habitants de la ville de Khemis Miliana de différents quartiers, entre les comités des quartiers, médecins, professeurs, architectes, moudjahidines, étudiants, chômeurs, cadres de l’état, se sont réunis au cours de la semaine passée dans la salle des fêtes « Mohamed Boudiaf » afin d parler sur les multiples problèmes qui dégradent leur ville du jour a l’autre devant le silence des responsables de la wilaya, de la daira et de la commune.
« Violence, agression, vols, kif, ordures, manque d’éclairage publics, routes dégradées, poussière, et tous les maux d’une vraie peine se réunissent dans cette grande ville au vu et au su des responsables locaux ». Affirme un médecin qui a dénoncé la complicité des responsables et citoyens devant cette dégradation.
Nasser-Eddine un père de famille chômeur a évoqué beaucoup plus le problème du chômage dans cette ville qui a atteint des chiffres affreux et pousse ainsi ces jeunes de prendre facilement le chemin de la violence et banditisme.
Un autre cadre, a parlé sur les projets de la ville qui sont gelés depuis plus de 10 ans, entre autre, le musée du colonel Chahid Bougara qui est devenu lieu de débauche pour plusieurs malfaiteurs, le siège de l’APC (ex Sonalgaz) qui est devenu un lieu de soulagement pour les passagers, l’emplacement de la sûreté urbaine du centre de la ville, l’espace de l’ex école Jules ferry, le jardin de la ville fermé depuis 10 ans, les salles de cinéma abandonnées depuis 20 ans, la piscine du centre culturel fermé devant les jeunes et les enfants depuis 5 ans, ainsi que les ordures qui font le décors dans tous les quartiers de la ville, ce qui agresse la santé publique des citoyens.
L’Etat débloque des montants considérables pour l’amélioration du cadre de vie du citoyen mais beaucoup de choses restent à faire. Dans ce contexte, de gros moyens financiers sont dégagés depuis des années pour le développement économique, social et culturel, dont la réhabilitation urbaine.
Ainsi, au vu des récentes réactions citoyennes et associatives, le cadre de vie demeure peu reluisant : l'hygiène fait encore défaut, l'éclairage public, vrai casse-tête, continue de faire des désagréments. Inutile d'évoquer la voirie de la rue de Hay Essalam, Sidi Maamar, Cité Houria, Cité Dardara, Boutane, rue Ghida Benyoucef et le boulevard du Colonel Bougara , ou ces quartiers populaire et autres importantes artères,.
Mais de là, à voir l'homogénéité, l'esthétique prendre un sérieux coup... à travers des décharges publiques, remblais, détritus à perte de vue. Toutes ces mesures urbanistiques, d'ordre, de salubrité demandent à être accompagnées. Les comités des quartiers lancent un appel au premier responsable de la wilaya pour l’inscription des projets de réhabilitation de leurs quartiers qui sont vraiment dans le besoin, pour une nette amélioration du cadre de vie.
Les citoyens ont décidé de créer ainsi une association qui sera nommé « « Machaâl Echahid Abdelkader Belkebir » et se sont donné rendez vous la semaine prochaine afin de rassembler le maximum des cadre et jeunes universitaires er remettre une lettre détaillée aux responsables de la ville et de la wilaya pour tracer une stratégie idéale et sauver cette ville de cette détérioration du cadre de vie et développer et renforcer les efforts pour offrir aux administrés un maximum de sécurité dans leur quotidien.En un mot, un combat permanent, qui réclame aussi la vigilance, le civisme et la participation de tous les habitants.