L'Union africaine (UA) sera présente à la seconde phase du dialogue intermalien prévu lundi à Alger, pour encourager les Maliens à aller de l'avant et pour soutenir la médiation sous le leadership de l'Algérie, a souligné dimanche à Alger, le haut représentant de l'UA pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya.
M. Buyoya a déclaré à la presse à l'issue de la séance de travail avec le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra et les représentants de l'ONU et la CEDEAO que "l'Union africaine est là pour encourager les Maliens à aller de l'avant lors de cette phase décisive des négociations qui commencera demain".
Il a ajouté que l'UA est également présente pour "soutenir la médiation internationale sous le leadership de l'Algérie et de son ministre Lamamra".Par ailleurs, le haut représentant de l'UA pour le Mali et le Sahel a indiqué que la séance de travail était l'occasion pour "discuter seulement de la feuille de route et des conditions de sécurité", tout en relevant l'importance d'aller au fond des choses en encourageant les Maliens, a-t-il dit, à "oser aborder les vrais problèmes".
"Nous sommes tous conscients de ce moment important, il faut que les Maliens sachent que nous sommes là et que la communauté internationale est là pour les soutenir", a-t-il affirmé.
"Je suis optimiste. Je pense que les conditions sont, aujourd'hui, réunies pour la signature d'un accord définitif", a ajouté M. Buyoya.
Par ailleurs, le responsable africain a exprimé ses condoléances et celle de l'UA pour le décès des diplomates algériens, à "cause de la folie meurtrière des terroristes", a-t-il dit, relavant l'existence d'un "problème sérieux" dans la région qui doit être pris en charge par tout le monde. Parmi les sept diplomates algériens, otages depuis leur enlèvement à Gao (nord du Mali) en avril 2012, deux sont décédés, deux ont été libérés hier, samedi, trois l'avaient été quelques jours après leur enlèvement.
La libération des deux derniers otages est intervenu à la veille du début de la seconde phase du dialogue intermalien.
La phase initiale de ce dialogue, qui avait eu lieu du 17 au 24 juillet à Alger, avait été couronnée par la signature par le gouvernement du Mali et six mouvements politico-militaires du nord de ce pays de deux documents comportant "la feuille de route pour les négociations dans le cadre du processus d'Alger" et une "déclaration de cessation des hostilités".
Outre les représentants du gouvernement du Mali, les six mouvements signataires des deux documents étaient le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (dissident).