D'importants dossiers sont sur la table du Parlement. Des dossiers relatifs autant au développement social et économique que ceux législatifs et régissant le fonctionnement des institutions de l'Etat.
Hier à l'ouverture de la session d'automne du parlement, il y avait cette fébrilité si caractéristique de la rentrée parlementaire, qui prélude à la reprise de l'examen par les élus du peuple des grandes lois et textes régissant la vie de la Nation.
Il en est ainsi du projet de loi de Finances 2014, attendu autant par les experts que par les «institutionnels», ceux qui vont devoir en appliquer les recommandations, en premier lieu les services des impôts et les ministères dont les dotations budgétaires vont aller aux grands projets de développement socio-économiques.
Larbi Ould Khelifa, président de l'APN, a donné les grands axes de cette session, en affirmant que lors de l'ouverture de cette session que «l'Assemblée poursuivra ses activités à l'effet de consolider le dialogue et la concertation entre les groupes parlementaires, majorité et opposition, la dynamisation de la diplomatie parlementaire au niveau des relations bilatérales et multilatérales».
Pour le président de l'APN, cette démarche «ne peut avoir lieu que grâce aux principes généraux de la politique étrangère fondée sur la coopération, le bon voisinage, la sécurité, la stabilité, le rejet de l'ingérence et de l'intervention étrangère ainsi que la réconciliation et le consensus».La diplomatie parlementaire et son renforcement sera ainsi l'autre grand dossier auquel s'attèleront les députés dans la cadre de la diversification de coopération internationale.
D'autre part, la révision de la constitution, telle que demandée par le Président Bouteflika sera également au-devant des préoccupations du parlement.«Après plusieurs semaines de concertations, la porte demeure ouverte et l'objectif très clair, à savoir s'accorder autour d'une même Constitution consensuelle qui répond aux attentes des Algériens et fidèle à la déclaration du 1er Novembre 1954», a-t-il relevé.
Le président de l'APN, en faisant un large tour d'horizon sur l'actualité internationale et nationale, dont le dernier conseil des ministres, a donné en réalité le «top» à une session parlementaire chargée, qui doit constituer une étape importante dans l'examen et la validation de projets de lois soumis par le gouvernement ou le Président de la république pour le fonctionnement idoine des institutions de l'Etat algérien. Du pain sur la planche, donc, pour le parlement, qui aura à légiférer et adopter plusieurs projets de loi durant cette session.