La rentrée sociale est là. Les grands dossiers des réformes économiques, sociales et administratives, sont également sur le point d'être entamés.
C'est à partir de la capitale de l'Ouest du pays que le ministre de l'intérieur et des Collectivités locales Tayeb Belaïz a annoncé la couleur de ce développement local que les autorités du pays veulent intégré, rapide et homogène avec, cerise sur le gâteau, une lutte implacable contre la bureaucratie et l'amélioration du service public.
C'est dans ce sens que M. Belaïz a annoncé qu'il tiendra prochainement des réunions avec les walis et les responsables centraux de son département pour faire le point sur le développement local et en tirer les enseignements pour améliorer la feuille de route du développement local des cinq prochaines années.
Pour le premier responsable des collectivités locales, ses rencontres avec les walis garantiront un meilleur suivi et une évaluation précise et globale de toutes les réalisations et les projets concrétisés dans le cadre du développement local et contribueront à lever toutes les entraves.
Mieux, «le développement local sera l'axe principal dans l'agenda du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales après l'achèvement de l'opération de modernisation de l'administration», a ainsi affirmé le ministre qui a donné quelques pistes sur cet agenda.
Ainsi, les efforts seront axés ainsi sur la relance du développement local à travers l'activation du rôle des communes et l'amélioration de leurs performances, dans la mesure où selon des études du ministère, les nombreux problèmes que rencontrent les citoyens ont un lien avec la commune et que des protestations sont dues à des problèmes banals.
La démocratie participative ne sera pas en reste de cet agenda que veut appliquer le ministre de l'intérieur pour améliorer les prestations des communes et collectivités locales, autant en termes de service public que dans la gestion et la conduite des projets infrastructurels au bénéfice des communes.
Une grande conférence nationale sur ce nouveau concept qu'est la démocratie participative se tiendra prochainement, et ce pour mettre toutes les collectivités locales du pays sur la même ligne de départ s'agissant d'une meilleure prise en charge des besoins des citoyens et l'encadrement des projets de développement local.
Un vaste programme s'il en est que prévoit dès lors le ministre de l'intérieur, qui veut en même temps donner «un coup de pied dans la fourmilière» de la bureaucratie, un mal qui ronge encore l'administration algérienne.
Le ministre, qui reconnaît que ce fléau n'a pas encore été éradiqué, n'en pense pas moins que «l'Algérie a fait d'importants pas dans la lutte contre la bureaucratie, et parcouru des étapes importantes, notamment en ce qui concerne le retrait de documents d'état-civil».
Faut-il pour autant en rester là ?
Ce n'est pas l’avis du ministre et des autorités nationales, dont le Président Bouteflika. «L'Etat déploie des efforts colossaux pour éradiquer ce phénomène à travers la modernisation de l'administration, qui a permis de réduire le nombre de documents d'état-civil exigé aux administrés de 36 à 11 documents». C'est bien, cela procède de la modernisation de la l'administration algérienne et de réels progrès dans la modernité.
Mais, des étapes importantes pour arriver à la bonne gouvernance, la fin de la bureaucratie et une meilleure gestion des projets de développement local restent tributaire d'une saine action des différents agents de l'état.
C'est en fait le message de M. Belaïz adressé aux responsables des collectivités locales, premiers concernés par la conduite des projets de développement local, dont le budget alloué par le programme quinquennal 2015-2019 du Président Bouteflika est de 260 milliards de dollars.