Actualité

Résolution de la crise en Libye : La vision de l'Algérie «raisonnable, réaliste et prometteuse»

Publié par Walid. B le 18-09-2014, 18h44 | 63
|

Encore une fois, l'Algérie a prouvé la justesse de sa vision quant au règlement des crises et conflits qui secouent les pays voisins, notamment en Libye et au Mali.

L'Algérie qui a su déjouer toutes les tentatives de déstabilisation ayant visé sa sécurité et sa stabilité, se trouve désormais plus que jamais sollicitée pour jouer son rôle dans la résolution de ces crises.

En effet, tout le monde ou presque, s'accorde à dire aujourd'hui que sans l'Algérie, rien ne peut être entrepris dans la région du Maghreb et du Sahel.

Cela a fait dire au ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia, que l'Algérie joue un rôle « capital » en faveur de la stabilité de la région d'Afrique du Nord, ajoutant que l'Algérie «s'acquitte convenablement de son rôle en Afrique du Nord, alors que l'Espagne en fait de même au Sud de l'Europe, d'où nécessité de coordonner les efforts des deux pays».

Cette reconnaissance n'est pas fortuite, mais découle bel et bien d'une politique menée judicieusement sous l'implulsion du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et qui a permis à l'Algérie de retrouver sa place dans le giron des nations et de devenir, par la force des choses, une puissance régionale incontournable.

C'est dans cet esprit que l'Algérie, fidèle à ses principes de respect de la souveraineté des autres pays et de non ingérence dans leurs affaires internes, a toujours préconisé la solution politique aux conflits et rejeté l'intervention militaire comme alternative.

Cette position a été d'ailleurs réitéré, une fois de plus, par le  ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui a affirmé mercredi dernier à Madrid que l'Algérie « ne peut accepter, en aucune façon, une intervention militaire étrangère en Libye », précisant que le rôle des institutions internationales consiste « à aider et ne pas se substituer dans les affaires internes des pays souverains ». 

Exprimant la position et l'intervention de l'Algérie sur la crise en Libye lors de la Conférence de Madrid, il a fait observer que ce pays est en «difficulté sérieuse , mais il n'est pas en faillite», soulignant à ce propos que la solution «doit être libyenne et trouvée par les Libyens eux-mêmes».

Le chef de la diplomatie algérienne a recommandé d'aboutir à un cessez-le-feu et d'appliquer l'embargo des Nations unies.

Et d'ajouter : «Nous voulons que les parties en conflit en arrivent à des arrangements de sécurité qui permettront de protéger les personnes et les biens, tout en réunissant les conditions de la poursuite de la lutte antiterrorisme car cela demeure un défi important».

M. Lamamra a également mis l'accent, dans la présentation de la dimension de la démarche de l'Algérie, sur le rôle des pays voisins, lequel, a-t-il expliqué, doit être reconnu, appelant à une harmonisation des efforts nationaux, régionaux continentaux et internationaux. Il a précisé, dans ce sens, que la vision de l'Algérie est apparue comme étant «raisonnable, réaliste et prometteuse».

L'Algérie demeure fidèle à sa doctrine diplomatique

Ayant toujours rejeté les interventions militaires qui ne font que compliquer encore davantage la situation dans les pays voisins, l'Algérie est toujours restée fidèle aux lignes directrices qui guident sa politique étrangère, celles de ne pas s'ingérer dans les affaires internes des autres pays.

Il s'agit d'une doctrine que l'Algérie a toujours défendue et soutenue dans le giron international et ce, en dépit de toutes les tentatives visant à impliquer notre pays dans ce genre d'interventions.

De par sa position géostratégique que lui confère son statut de puissance régionale, l'Algérie s'est imposée comme un partenaire clé et incontournable dans la résolution des crises et conflits dans cette région sahélo-saharienne.

Et pour cause, ces dernières années, avec les proportions alarmantes prises par la crise au Mali, aggravée il est vrai par la situation d'instabilité en Libye, une circulation transfrontalière de toutes sortes d'armes et une recrudescence d'actes terroristes, l'Algérie a été sollicitée par les pays voisins, mais aussi par la communauté internationale, pour jouer un rôle de leadership dans ce vaste espace désertique.

Les efforts déployés par la diplomatie algérienne ont fini par aboutir à un dialogue entre les différentes parties concernées par la crise au Mali.

Depuis mars 2012, le Mali, pays de 15 millions d'habitants, est pratiquement coupé en deux : le Nord sous contrôle des groupes armés revendiquant un statut d'autonomie, et la capitale Bamako qui a connu de graves troubles politiques, conséquence irréversible de la situation au Nord du pays.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, avait sollicité, lors de sa visite à Alger en janvier dernier, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour que l'Algérie pèse de tout son poids en vue de parvenir à un règlement définitif de la crise malienne.

Répondant favorablement à cet appel, l'Algérie a mené une série de rencontres ayant pour objectif, la reprise du processus des consultations avec les différentes parties concernées par ce conflit, en vue de créer les conditions propices au lancement d'un dialogue inclusif.

Ces efforts ont permis la signature d'une plateforme dans laquelle ces mouvements réaffirment leur plein respect de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Mali.

La médiation algérienne a été largement appuyée et soutenue par de grandes puissances mondiales qui n'ont pas manqué de rendre hommage à l'Algérie et à son président Abdelaziz Bouteflika pour tous les efforts consentis en faveur de la paix et de la stabilité dans toute la région du Sahel.

C'est le cas notamment de la France qui, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a salué le «rôle pacificateur» de l'Algérie en faveur du dialogue au Mali.

Les Etats Unis ont, pour leur part,  réaffirmé leur appui aux efforts de l'Algérie dans la réolution de la crise malienne et en matière de lutte contre le terrorisme dans le Sahel. 

Le sous-secrétaire d'Etat adjoint américain pour le Maghreb avait relevé que le gouvernement algérien a joué un « rôle clé » dans le Forum global de la lutte contre le terrorisme, assurant que son pays partageait le « même point de vue».

Tout en espérant que l'Algérie continuera à jouer un « rôle majeur » dans la recherche d'une solution politique face aux troubles actuels au Mali, le responsable américain a estimé que l'Algérie « avec sa taille géographique, ses richesses et sa population instruite » est devenu un « leader naturel» dans la région et « au-delà de cette région», non sans avoir affiché sa « satisfaction » quant aux efforts engagés par l'Algérie pour assister la Libye à dépasser la douloureuse épreuve d'instabilité qu'elle est en train de vivre. 

Cela a fait dire au ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, que l'Algérie était prête à satisfaire à toute demande formulée par les Libyens en vue d'abriter des rencontres de dialogue pour un règlement de la crise dans ce pays.

L'Algérie approuvera, dira-t-il, toute solution proposée par les Libyens eux-mêmes, estimant que si ces derniers «jugent que l'Algérie en tant que pays frère et voisin est le pays qui peut abriter les différentes rencontres permettant d'aboutir à une solution, l'Algérie ne voit pas d'inconvénient à cela».

M. Lamamra a cité, à ce propos, la récente expérience de dialogue intermalien ainsi que les différentes rencontres abritées à travers l'histoire pour l'unification des rangs palestiniens. « La position de l'Algérie est claire.

Elle prône un dialogue national et une réconciliation nationale en Libye » a affirmé le ministre, précisant qu'il s'agit de donner la chance aux institutions élues d'acquérir davantage de légitimité à travers l'unification. Pour lui, la conjoncture difficile que traverse la Libye actuellement exige le recours aux lois et mesures à même de contribuer à créer le climat favorable au lancement d'un dialogue entre Libyens.

Avec plus de 2.400 km de frontières qu'elle partage avec ses pays voisins, l'Algérie  n'a aujourd'hui d'autre alternative que de peser de tout son poids pour rétablir la sécurité et la stabilité dans cette zone, confrontée à de graves menaces.

Il s'agit, en fait, de déployer tous les moyens nécessaires pour sécuriser les frontières et aider les pays voisins à retrouver la paix et la sérénité grâce au processus de dialogue et de concertation qui se met en place de manière progressive.
 

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.