Une délégation de haut niveau de l’Académie des sciences de France effectuera du 19 au 21 septembre une visite à Alger qui sera sanctionnée par un mémorandum d'entente et de coopération, a indiqué hier le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans un communiqué.
Ce mémorandum qui sera signé le 20 septembre par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki et la secrétaire perpétuelle de l’Académie des Sciences de France, chef de délégation, Catherine Bréchignac, portera sur «les actions à mener en partenariat, pour la finalisation du processus de création de la future Académie des sciences et des technologies d’Algérie», précise la même source.
Le projet de cette académie a été lancé dans le courant de l’année 2013, après «maturation» d’une étude prospective en collaboration avec le Groupe Inter-Académies pour le développement dans l’espace régional méditerranéen.
Selon le communiqué, la délégation hôte participera, à cette occasion, à un programme d’action conduisant à la finalisation dudit projet, qui sera consacré par la mise en place d’un jury international composé du TOP 5 des Académies mondiales.
Il s’agit de la National Sciences Academy des Etats Unis, la Royal Society(GB), les deux Académies des Sciences et des Technologies françaises et la Royal Academy of Technologies de Suède. Par ailleurs, il est précisé que la délégation française visitera, au cours de son séjour, des Centres de recherches algériens dont celui de la recherche scientifique et technique en soudage et contrôle (CSC).
De réelles opportunités de partenariat entre les entreprises françaises et algériennes
Le directeur général de la chambre de commerce et d’industrie algéro-française, Réda El Baki, a estimé que les opportunités d’affaires et le partenariat entre les entreprises des deux pays sont largement offertes, mettant en relief la dynamique économique qui caractérise l’industrie algérienne et la proximité des deux pays.
«Les opportunités d’affaires sont réelles», a-t-il indiqué à l’adresse d’une délégation de représentants de chambres de commerces et d’industrie françaises, en visite de prospection et d’information mercredi dans la wilaya de Béjaïa.
Abordant la question des investissements, M.El Baki a tenu toutefois à mettre l’accent sur le respect des procédures et du cadre réglementaire qui les régissent afin «d’éviter les surprises».
«Certains opérateurs ont rencontré des difficultés parce qu’à la base, ils ont été mal conseillés ou orientés par des bureaux d’études qui ne font pas leur travail», a-t-il déploré avant d’en expliquer les règles et les grandes lignes, s’attardant notamment sur la question du transfert des dividendes, posée par ailleurs avec acuité par quelques opérateurs.
Abondant dans ce sens, le directeur de la chambre de commerce et d’industrie Soummam M.Laziz Hail, a observé qu’ «une cinquantaine d’entreprises de l’Hexagone sont déjà en partenariat avec leurs partenaires de la vallée de la Soummam, engagées soit dans des entités à capitaux mixtes ou par le truchement d’annexes de sociétés mères implantées en Algérie « appelant à faire fructifier ce capital d’expérience».
«Il y a beaucoup d’opportunités à saisir au regard des besoins et du souci d’amélioration et de diversification des entreprises locales», a-t-il souligné.
La délégation, élargie à des représentants des chambres de commerce de Tunisie et Maroc a visité plusieurs entreprises industrielles et pris part à une réunion d’échange avec les adhérents de la CCIS (chambre de commerce et d'industrie de la Soummam).