Les participants aux 3es journées pharmaceutiques, organisées hier à Mostaganem, ont plaidé pour la révision et l’amélioration des marges bénéficiaires des pharmaciens, inchangées depuis 1998.
Ils ont appelé également à améliorer la relation professionnelle entre les officines et la Caisse nationale d’assurance sociale, de revoir le décret portant sur les horaires du travail et les permanences pour les adapter aux conditions climatiques de chaque région.
Des pharmaciens privés ont insisté, dans une déclaration à l'APS, sur l’organisation du marché du médicament selon une stratégie claire, ainsi que sur la présence d’un pharmacien dans chaque circuit du médicament, de la production à la distribution.
Le président du Syndicat national des pharmaciens privés (SNPP), M. Abed Fayçal a mis l'accent, pour sa part, sur la nécessité de développer l’industrie nationale pharmaceutique de manière à assurer une autosuffisance et mettre fin à la pénurie et d'encourager l'investissement dans ce domaine, national ou étranger ou de partenariat.
Il a aussi affirmé que le pharmacien est un partenaire efficace dans l’amélioration du service public, tout en insistant sur la formation des préparateurs en pharmacie au niveau des instituts nationaux paramédicaux.
Cette rencontre, initiée par le SNPP sous le slogan "Le pharmacien au service du malade" avec la participation de 300 pharmaciens représentant 25 wilayas du pays, a été marquée par la présentation de communications abordant, entre autres, la responsabilité du pharmacien et les médicaments de demain.
Une exposition de produits pharmaceutiques a été organisée à cette occasion avec la participation de 22 sociétés nationales et étrangères de vente et de production de médicaments.