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Ferme engagement de l’Algérie

Publié par Boualem Branki le 27-09-2014, 18h47 | 39
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L'Algérie redevient cette capitale africaine, maghrébine et arabe où les grands dossiers internationaux, les crises politiques et les conflits stratégiques régionaux trouvaient des solutions.

Rapidement, consensuellement. Avant, il y avait la Palestine, le Chili, le Nicaragua et d'autres pays de l'Hémisphère Sud, les pays membres du Mouvement des non alignés, qui trouvaient à Alger aide et soutien. Maintenant que la configuration géopolitique et les enjeux stratégiques ont changé dans le sillage de la fin de la guerre froide, les données ont changé.

Particulièrement avec l'irréversibilité de la démocratie et la bonne gouvernance dans le monde. L'Algérie, qui a réussi à vaincre les affres du terrorisme et à instaurer la démocratie et la bonne gouvernance, est aujourd'hui sollicitée pour jouer ce rôle qu'elle avait si bien assumé dans les années 1970-1980: la médiation et le règlement des crises politiques internationales.

Après avoir mis en marche une si dure réconciliation nationale entre les factions maliennes du Nord, le processus étant toujours en cours, voilà que l'Algérie est de nouveau réclamée pour ramener la paix, la sécurité et la concorde civile en Libye. A New York où il représente l'Algérie aux travaux de la 69e Assemblée générale de l'ONU, M. Ramtane Lamamra a fait le point avec plusieurs parties concernées par le dossier libyen.

Avec ses interlocuteurs, autant américain, russe, et européens et ceux du voisinage de la Libye, le diplomate algérien a rappelé tant la position de l'Algérie en ce qui concerne le principe de non ingérence, que celle qui voudrait qu'Alger soit disposée à abriter une rencontre entre factions libyennes de manière à faciliter le dialogue libyen.

Une démarche qui ouvre la voie à un processus politique interne qui mette progressivement un terme d'abord à la guerre civile, la fin des milices, la récupération des armes qui circulent librement dans le pays, et, surtout, la réunification des rangs des Libyens.

Et, dans cette dynamique, l'Algérie, comme l'a souligné le président Bouteflika, est pleinement engagée dans le règlement de la crise politique et militaire en Libye. "Nous souhaitons à nos frères libyens de sortir renforcés de cette épreuve. Pour nous, la Libye traverse une phase difficile de son histoire et il ne s'agit certainement pas d'un Etat en faillite.

Il s'agit d'un pays qui connaît des difficultés et qui est suffisamment doté en sagesse, en compétences et en ressources pour les surmonter'', a tenu à rappeler le chef de la diplomatie algérienne dans une réunion de haut niveau sur la Libye organisée par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Mieux.

M. Lamamra a répondu aux interrogations des uns et des autres sur l'engagement de l'Algérie à faciliter le dialogue interlibyen pour ramener la paix civile dans ce pays cher aux Algériens.

''En tant que voisins, nous sommes à leur disposition pour les aider à prendre la voie du salut'', a-t-il dit, avant de rappeler qu'''à la suite des nombreuses sollicitations qui lui ont été adressées par différentes personnalités et forces politiques de la Libye sœur, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a décidé de lancer une initiative tendant à amorcer un dialogue national inclusif en Libye devant conduire à la réconciliation nationale et à la consolidation des institutions libyennes''.

 

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