Le caractère "très dangereux" de la consommation de viandes devenues impropres à la consommation en raison du manque d’hygiène et du non respect de la chaîne de froid a été mis en exergue jeudi à Souk Ahras.
Le chef du service de protection du consommateur et de lutte contre la fraude à la Direction du commerce, Hafid Khadraoui, a rappelé, dans ce contexte, qu’en août dernier, 50 personnes avaient été victimes d’une intoxication alimentaire après avoir consommé des merguez avariées.
Il a également révélé, s’agissant de ce produit très prisé, que 24 échantillons de merguez sur les 29 analysés ces 6 derniers mois à Souk Ahras, ont été jugés impropres à la consommation.
M. Khadraoui a ajouté, au cours d’une journée d’étude sur le commerce des viandes, que sept (7) parmi les échantillons prélevés contenaient des bactéries pathogènes en raison, principalement, du non respect de la chaîne de froid.
Des fermetures et des poursuites judiciaires ont été décidées contre les 24 boucheries mises en cause, a souligné M. Khadraoui au cours de cette rencontre qui a réuni 30 bouchers, des vétérinaires et des membres de la chambre du commerce et de l’industrie CCI-Medjerda.
L'intervenant a également rappelé, lors de cette journée d’étude organisée au siège de la Direction du commerce, les dispositions contenues dans le décret exécutif n° 53-91 du 23 février 1991, relatif aux conditions d'hygiène lors du processus de mise à la consommation des denrées alimentaires, que les opérateurs de la filière des viandes rouge et blanche sont "tenus de respecter".