Pendant cinq jours, du 19 au 23 octobre, quelques 150 000 visiteurs ont pu apprécier les grandes innovations du monde de l’agro-industrie présentées par quelques 6 000 exposants au parc des expositions de la banlieue nord de Paris.
Présent avec un stand de plus de 400 m2, le groupe agro-industriel algérien Benamor a su susciter de l’animation, soumettre le produit algérien à l’appréciation d’un public international, curieux et connaisseur. A la manœuvre pour la bonne image de son entreprise, le patron du groupe, Laïd Benamor, répond aux questions de DK News.
Vos impressions sur cette participation ?
C’est la quatrième participation de notre groupe à ce salon, avec pour cette édition de nouvelles exigences que nous nous sommes imposées pour être aux standards internationaux et assurer une bonne représentation du pays.
Comme vous le constatez, le stand a été conçu dans cet esprit en terme de superficie, d’aménagement et d’animation. Je dois vous dire que cela a bien porté si l’on considère le nombre de visiteurs qui sont venus au stand, sans parler des nombreuses personnalités politiques françaises, dont le premier ministre Manuel Valls, et aussi notre ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb.
Peut-on parler de nouveau pas dans votre stratégie à l’international ?
Effectivement, depuis 2012, dans le cadre de notre stratégie de diversification des gammes de produits, nous avons inscrit nos efforts dans une optique d’ouverture vers les marchés internationaux.
Il est vrai que nous exportons vers de nombreux pays sur différents continents, mais des opportunités de rayonnement comme ce salon de Paris sont importantes pour notre groupe qui s’attèle à se faire connaître comme un opérateur d’expérience et de savoir faire dans le domaine de l’agro-industrie. Ceci d’autant que la France demeure un partenaire important.
Votre participation, en indépendant, comment l’évaluez-vous ?
On aurait effectivement souhaité une plus grande présence du pavillon national ; mais quoi qu’il en soit, nous sommes très fiers d’avoir été là, et surtout d’avoir fait flotter le drapeau algérien.
Comment voyez-vous les perspectives de développement de votre groupe ?
En plus de notre politique vers l’international, nous travaillons également en amont pour notamment aider à développer de nouveaux métiers dans les différentes branches. En effet, la diversification du groupe, qui est passé de la conserverie aux pâtes alimentaires et à boulangerie industrielle, doit aller sur ces nouveaux métiers pour réussir les challenges qu’il s’est fixé.
Vous faites souvent référence, dans vos éléments de langage, aux valeurs héritées de votre défunt père, fondateur du groupe. Pensez-vous avoir été à la hauteur de ses ambitions ?
Je l’espère vivement ; il nous a en fait légué des valeurs ancrées dans une vision basée sur le partage. Nous essayons de traduire cela par une politique orientée vers l’accompagnement de jeunes entrepreneurs. Nous faisons donc tout pour pérenniser ces valeurs.
Je vous ajouterai que notre mère, que Dieu lui prête une longue vie, veille de son côté au respect de ces mêmes valeurs. Et tant que nous avons son assentiment et sa bénédiction, on peut dire que nous sommes sur la bonne voie.