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Centrafrique: «L'Europe ne peut pas laisser la France seule»

Publié par DK News le 19-01-2014, 15h15 | 38
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Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier estime que l'Europe «ne peut pas laisser la France seule» en Centrafrique, dans un entretien à un journal allemand.

M. Frank-Walter Steinmeier évoque dans la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAS) un possible «soutien plus appuyé» à l'intervention française au Mali sans envoi de troupes allemandes, a-t-il précisé. Les propos du ministre interviennent alors qu'il doit retrouver à Bruxelles lundi ses homologues européens pour décider d'une mission en Centrafrique.

«Les intérêts européens sont en jeu quand en Afrique noire et sub-saharienne menacent l'instabilité, les déportations et le terrorisme, dont les conséquences débordent en Europe», a dit M. Steinmeier selon des extraits de l'interview diffusés samedi par l'AFP.

«Nous devons réfléchir à des possibilités de soutien plus appuyé, par exemple au Mali, cela fait partie de notre responsabilité», a-t-il poursuivi. Le ministère allemand de la Défense a par ailleurs précisé qu'aucune décision n'avait été prise en ce sens, et que l'armée attendait les décisions des ministres européens lundi. Auparavant, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait souligné que la France avait «besoin maintenant de soutien de l'Union européenne» en Centrafrique, «surtout pour préparer l'avenir». «Je crois qu'elle va être au rendez-vous» lundi, a-t-il dit.

Le futur président de transition doit être élu lundi en Centrafrique par le CNT

Le futur président de transition en Centrafrique doit être élu lundi par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) après clôture samedi des dépôts des candidatures dont la liste sera publiée dimanche. Les parlementaires centrafricains ont clôturé samedi le dépôt des candidatures - dont la liste sera publiée dimanche - à l'élection du futur président de transition, chargé de stabiliser la Centrafrique en proie au chaos depuis dix mois.

L'élection de lundi fait suite à la démission du président de transition Michel Djotodia, contraint au départ le 11 janvier par les dirigeants d'Afrique centrale , excédés par son incapacité à mettre fin aux tueries dans son pays. Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne doivent donner lundi à

Bruxelles leur feu vert à l'envoi d'environ 500 soldats européens en Centrafrique avec pour mission de sécuriser l'aéroport de Bangui et de soutenir les forces françaises et africaines. Plus de 1.600 soldats français sont déployés depuis début décembre en Centrafrique, dans le cadre d'un mandat de l'ONU, aux côtés de la force africaine qui compte plus de 5.000 soldats.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian a déclaré samedi qu'il attend de l'élection du nouveau président centrafricain «de la stabilisation et aussi un référent politique». Il devra être «l'interlocuteur des forces françaises et aussi de la force africaine pour mener à bien les orientations prises par le Conseil de sécurité des Nations unies, c'est-à dire: désarmement, aide humanitaire, processus politique. Il faut mener les trois en même temps», a souligné M. Le Drian sur la chaîne de télévision France 3.

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