Si on examine la cartographie des instabilités et des insécurités de notre voisinage le plus immédiat, il apparaît que pratiquement l'Algérie est le seul pays qui a pu et a su garder sa stabilité et sa sécurité malgré que ce ne soient pas des tentatives extérieures malsaines qui ont tant manqué.
La cohésion nationale, des populations et de l'armée ont constitué ensemble le meilleur espace de mobilisation contre toute menace, que celle-ci soit matérielle ou immatérielle.Dans notre voisinage les menaces ont trouvé les moyens de leur exécution et bien sûr l'Algérie ne s'en réjouit pas du tout.
Il est opportun, dans une situation où notre environnement international, (ou notre étranger proche), est soumis à des menaces qui sont entrées en exécution, dans une situation où notre pays est sollicité afin qu'il coopère à l'arrêt de la dégradation de celui-ci, et également dans cette situation où des interventions étrangères ont manipulé les facteurs déterminants de la géopolitique, que l'Algérie (peuple et son armée) puisse continuer à disposer de sa cohésion interne afin que sa réponse soit capable par sa crédibilité à inverser les courants défavorables.
Une agitation lourde d'arrière-pensées bien sûr non avouées et la proximité de la mise en œuvre de réformes politiques également lourde en tant que produisant des implications sur le devenir de l'Algérie entrent en conjonction pour amener le président de la République à jouer son rôle de garant de la stabilité du pays.
C'est dans ce contexte que des forces politiques nationalistes mais ouvertes sur le monde ont pris l'initiative de se rencontrer pour créer ensemble un espace de dialogue de façon à créer et à consolider un consensus national sur les orientations stratégiques dont devraient s'inspirer les acteurs politiques pour définir les axes principaux autour desquels va se construire la Constitution.
Non pas que les fondements sur lesquels est assise la stabilité du pays soient vulnérables quant à leur solidité et leur consolidation, mais seulement s'exprime la nécessité d'adapter les institutions aux mutations politiques, sociales et économiques des populations et même du reste du monde.
Il s'agit également de placer l'Algérie dans une situation où elle devrait avoir tous les moyens de contribuer à la restauration de la paix, de la sécurité, et plus particulièrement des souverainetés nationales des pays faisant partie de notre voisinage, pays devons-nous préciser qui ont sollicité notre médiation.
Des forces politiques nationalistes, désignons-en au moins deux, à savoir le FFS et le FLN, les plus anciens partis du pays, et d'autres qui sont entrés dans la concertation ont compris qu'il faudrait absolument donner un sens au consensus pour que l'Algérie s'inscrive avec force dans l'approfondissement du processus de démocratisation et l'achèvement de la construction de l'Etat de droit.
L'Algérie s'est engagée à répondre positivement aux demandes de coopération assez vitale pour nos voisins car ils ont besoin à la fois de se donner les moyens de leur sécurité, mais aussi de l'édification des institutions sans oublier la construction de l'économie.
Alors que nous savons tous que tous les pays voisins doivent sortir de cette crise ensemble et pas séparément, car il est connu que la stabilité et l'instabilité s'échangent entre pays voisins, nos forces politiques se sont rencontrées pour qu'ensemble elles puissent offrir à notre diplomatie la solidité et la solidarité sur lesquelles elle devrait s'appuyer pour « ramener » la paix dans notre région et y instaurer la réconciliation.